Dakar-Echo

Leur salon de massage était un lieu de prostitution clandestine: les trois masseuses écopent de deux mois assortis de sursis

Leur salon de massage était un lieu de prostitution clandestine: les trois masseuses écopent de deux mois assortis de sursis

Les prévenues Adama Sadio Diallo, âgée de 29 ans, Aissatou Mbodj, 24 ans, et Hawa Samba Ndiaye, 23 ans, ont comparu hier à la barre des flagrants délits du tribunal de grande instance de Dakar. Elles étaient poursuivies des faits de prostitution sans carnet sanitaire et publication d’images contraires aux bonnes mœurs.

Se présentant comme des masseuses professionnelles, les trois filles ont comparu hier à l’audience des flagrants délits du TGI de Dakar. Elles ont été piégées par les policiers dans un appartement à Ouest Foire.

En effet, les limiers avaient flairé avoir affaire à des prostituées clandestines à travers leurs annonces dans les sites et les réseaux sociaux. Pour exercer leurs activités, les trois prévenues masseuses avaient loué un appartement meublé à 250.000 francs le mois.

« Nous effectuons différentes sortes de massages. Des frottements tonitruants, sexuels, sportifs, body etc., » a déclaré la gérante Adama Sadio Diallo. Pour les piéger, un policier avait appelé pour avoir un rendez-vous de massage tout nu, ce que les accusées avaient accepté en fixant le prix pour ce type de massage.

D’après ces demoiselles, elles font des massages tout nus pour attirer les clients. Celui-ci consiste à porter deux pièces d’étoffe et le client de se mettre en tenue d’Adam. Après cette découverte indiquant qu’il s’agissait de prostitution déguisée, les policiers ont effectué une descente dans le salon pour cueillir les trois masseuses dans leur appartement.

Selon Aissatou Mbodj, après chaque « massage » d’un client, elle gagne 5000 F. S’il y a beaucoup de clients, elles ont la possibilité de gagner jusqu’à 25.000 francs par jour. De ce fait, elles font tout pour satisfaire le client avec des massages dont les tarifs varient de 15.000 à 30.000 francs selon les prestations effectuées.

Dans son réquisitoire, le ministère public a sollicité l’application de la loi dès lors que les faits sont constants. Pour le juge, le massage a un but thérapeutique et ne consiste pas à s’adonner à de la prostitution clandestine. Toujours d’après le magistrat, on n’interdit pas à ces demoiselles d’exercer leur profession, mais de le faire dans les règles de l’art.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Iba Mar Diop, a demandé l’application bienveillante de la loi. Au final, le tribunal a reconnu les prévenues coupables des faits de prostitution sans carnet sanitaire et de publication d’images contraires aux bonnes mœurs.

Elles ont écopé d’une peine de deux mois assortie du sursis. Un avertissement pour ces demoiselles certainement attirées par le gain facile.

Mamadou SY

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