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Les rebelles boycottent une réunion du chef des observateurs de l’ONU au Yémen

Les rebelles boycottent une réunion du chef des observateurs de l’ONU au Yémen

Les rebelles houthis du Yémen ont indiqué avoir boycotté une réunion sur l’accord de trêve à Hodeida, sous l’égide de l’ONU, en signe de mécontentement contre le chef des observateurs de l’ONU Patrick Cammaert. Selon un vidéaste de l’AFP, les houthis ont boycotté une réunion du comité mixte (avec le gouvernement) présidée dimanche par le général Cammaert à Hodeida (ouest).

Dans un tweet, Mohammed Abdelsalam, qui a dirigé en décembre la délégation des houthis aux pourparlers de paix en Suède, a accusé le général néerlandais à la retraite de « poursuivre un autre objectif » que celui de progresser vers la consolidation de la trêve dans cette ville stratégique sur la mer Rouge.

« Le peu de progrès dans l’application de l’accord sur Hodeida s’explique en grande partie par l’attitude du chef des observateurs de l’ONU », a-t-il affirmé, sans autres précisions. Il a appelé l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, à « remédier à cette situation ». Une source onusienne a refusé de commenter ces déclarations.

Lors d’un point-presse dimanche dans la capitale yéménite Sanaa, un porte-parole militaire des houthis a lui accusé les forces progouvernementales d’avoir massivement violé la trêve à Hodeida, où des combats se poursuivent de manière sporadique.

Le comité présidé par le général Cammaert est supposé organiser des redéploiements des combattants rebelles et des forces progouvernementales. Les premiers sont supposés se retirer des ports de Hodeida, de Salif et de Ras Issa. Les forces des deux parties devraient ensuite se retirer de la ville même, mais aucun de ces redéploiements n’a encore eu lieu.

La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, appuyées notamment par l’Arabie saoudite, aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran et qui contrôlent depuis 2015 de vastes zones du pays, dont la capitale Sanaa et la ville portuaire de Hodeida.

Le conflit a fait quelque 10.000 morts depuis 2015 et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l’ONU. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur. Hodeida est le point d’entrée de plus de trois quarts des importations et de l’aide humanitaire au Yémen.

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