Dakar-Echo

Les partis politiques doivent avoir des financements publics: Ibrahima Lô

partis_politiquesDes acteurs de la vie politique sénégalaise, l’Etat et des membres de la société civile ont exprimé, jeudi à Dakar, leur volonté de modifier  »les dispositions qui réglementent la vie de partis politiques dans le pays », afin que ceux-ci puissent disposer de financements publics permettant de  »moraliser la vie politique et consacrer un statut pour l’opposition’’.

 »Nous voulons modifier les dispositions qui réglementent la vie de parti au Sénégal de sorte qu’à l’instar des autres pays, nous ayons des financements publics pour les partis politiques », a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Ibrahima Lô.

S’exprimant lors d’un atelier sur la rationalisation de l’espace politique, M. Lô a souligné que ces modifications vont permettre de  »moraliser la vie politique et consacrer un statut pour l’opposition comme le dit la Constitution’’.

Plusieurs représentants de parti politique, de la société civile, des parlementaires et universitaires ont pris part à la rencontre organisée par le Consortium des organisations en charge de la mise en œuvre du Programme d’accompagnement parlementaire et d’engagement citoyen.

Selon M. Lô,  »une rationalisation est nécessaire », afin de  »procéder à une véritable refondation du régime normatif des partis politiques’’. ‘’Une telle réforme apportera sûrement des solutions à l’épineuse question de la prolifération des partis’’, a-t-il dit.

Les partis politiques sont actuellement au nombre de 236, alors qu’à la vieille de la première alternance survenu en 2000, il n’était que 42. ‘’De 42 on est parti à 236 à ce jour’’, a-t-il ajouté.

‘’Dès lors, une rationalisation démocratique devient nécessaire afin de permettre une meilleure visibilité de l’arène politique, d’autant plus que la prolifération des partis politiques n’est pas contraire à la démocratie’’, a-t-il soutenu.

Ibrahima Lô a rappelé que 34 ans après, ‘’la loi sénégalaise a montré ses limites et ne traite même pas des coalitions de partis, alors que ces dernières sont constitutionnellement consacrées’’.

‘’Au terme de l’article 4 de la Constitution du Sénégal, les partis politiques et coalitions de partis concourent à l’expression du suffrage. Cette loi a eu  »beaucoup de mérite dans la mesure où elle a instauré le multipartisme au Sénégal’’, a-t-il reconnu.

Selon Ibrahima Lô, il sera question également de mettre en place un dispositif juridique qui prévoit le financement public direct des partis, ‘’pour contribuer à la moralisation de la vie publique. De plus, il permettra de réunir les conditions d’une compétition saine entre les partis’’.

Le directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur a en outre estimé qu’il est  »urgent » d’aménager les modalités d’application du statut de l’opposition prévu dans la Constitution.

 

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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