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Les huit stades à 6,7 milliards de dollars sont prêts au Qatar

Les huit stades à 6,7 milliards de dollars sont prêts au Qatar

« Tous ceux qui disent qu’ils sont prêts un an avant, ils mentent, rigolait en novembre dernier Hassan al-Thawadi, patron du comité d’organisation. Mais je vous garantis qu’on sera prêt pour le coup d’envoi le 21 novembre 2022. »

À huit mois désormais de l’échéance, cet avocat francophone de 42 ans, proche de l’émir et dont on murmure qu’il pourrait prendre les rênes du PSG après la Coupe du monde, a au moins gagné son pari sur un volet essentiel : les stades sont prêts.

Pays sans passé de football, le Qatar a sorti 6,7 milliards de dollars (6 milliards d’euros) pour s’offrir sept enceintes neuves et ultramodernes et pour rénover entièrement la seule arène qu’il possédait, le Khalifa International Stadium.

Le tout dans un rayon pas plus large que 60 km. Six stades ont une capacité de 40 000 places ; celui d’al-Bayt, en forme de tente bédouine, accueillera 60 000 spectateurs pour la cérémonie d’ouverture.

Beau dehors, beau dedans
Dessinés par des grands noms de l’architecture (Norman Foster, Fenwick Iribarren, Zaha Hadid…), les stades seront la vitrine du Mondial qatari.

Lusail (80 000 places), qui accueillera la finale, en est le joyau à un milliard d’euros (le double du Parc OL de Lyon)… Imaginez une immense soucoupe culminant à 75 m, dont la forme et la couleur cuivrée rappellent le traditionnel bol de dattes que l’on présente aux invités.

Beau dehors ; beau dedans. Les gradins dégringolent à l’anglaise directement sur la pelouse pour les spectateurs. Même chose pour les joueurs, du jacuzzi aux vestiaires en passant par ces immenses salles d’échauffement avec gazon synthétique sous la tribune…

Le luxe absolu ? La climatisation des huit stades, qui a fait couler beaucoup d’encre, pas forcément pour les bonnes raisons. Richissime, le Qatar ne veut pas paraître jeter l’argent par les fenêtres et insiste sur le fait que les stades et leur utilisation future font partie d’un plan de développement plus global, qui va au-delà du foot.

« La Coupe du monde est une opportunité unique pour le pays, argumente Hassan al-Thawadi. Cela a accéléré tout un tas de projets, comme l’extension de l’aéroport de Doha, la construction de trois lignes de métro, de la ville nouvelle de Lusail… » En tout, il y en a pour plus de 200 milliards de dollars sur dix ans.

Surdimensionné ? À voir les stations aussi gigantesques que vides du métro de Doha, on peut se poser des questions. En attendant, les organisateurs en font là encore une vitrine : « C’est la première fois que tous les stades d’une Coupe du monde seront à moins d’une heure en transport en commun les uns des autres. Les fans pourront assister à deux voire trois matches par jour. »

804 186 vendus
804 186 billets ont été vendus lors de la première phase. Les supporters qataris, américains, anglais, mexicains et émiratis sont les plus gros acheteurs. La prochaine phase de vente ouvrira après le tirage au sort, le 5 avril.

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