Dakar-Echo

Les exécuteurs testamentaires de Mandela vont s’opposer à Winnie

Les exécuteurs testamentaires de Nelson Mandela vont s’opposer à la procédure lancée par Winnie Madikizela-Mandela, sa deuxième épouse dont il avait divorcé, pour récupérer la maison familiale de Qunu (sud), afin de défendre les dernières volontés de l’ancien président sud-africain, ont-ils annoncé lundi.

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«Les exécuteurs testamentaires de feu M. Nelson Rolihlahla Mandela ont décidé de s’opposer à la plainte déposée par Mme Nomzamo Winifred [Winnie] Mandela au tribunal d’instance de Mthatha après avoir essayé de trouver une solution amicale», a déclaré dans un communiqué l’un d’entre eux, le vice-président de la Cour constitutionnelle Dikgang Moseneke.

«La plainte cherche à saper ou modifier les dernières volontés et le testament de feu Nelson Rolihlahla Mandela, a-t-il ajouté, soulignant que «les exécuteurs se doivent de défendre la validité du testament et les souhaits du testateur».

Winnie Madikizela-Mandela, 78 ans, souhaite que la maison de Qunu lui revienne, soutenant qu’elle a été achetée à son nom quand Nelson Mandela était en prison, alors que le couple était encore marié.

«Je l’ai laissé vivre sur ma propriété. Je n’allais pas lui faire ça [l’expulser] simplement parce qu’il était marié à une troisième femme», a-t-elle récemment déclaré dans une interview, s’en prenant violemment à Graça Machel, la veuve d’origine mozambicaine du héros de la lutte anti-apartheid qui «possède déjà tout ce qu’on peut souhaiter au Mozambique».

Nelson Mandela, décédé en décembre 2013 à l’âge de 95 ans, a confié la maison à une fiducie familiale, «au bénéfice de la famille Mandela, de [sa] troisième femme et de ses deux enfants».

Le héros national sud-africain n’a rien laissé à Winnie, léguant ses biens à Graça, ses enfants et petits-enfants, ses proches et anciens collaborateurs, des écoles et l’ANC, son parti.

Nelson Mandela a passé 27 ans dans les geôles du régime raciste de l’apartheid, avant de devenir le premier président noir de son pays en 1994. Après sa libération en 1990, il a fait construire une maison à Qunu, près des huttes où il avait passé, disait-il, les plus belles années de sa vie quand il était enfant.

Après sa retraite politique au début des années 2000, il a partagé sa vie entre Johannesburg, où il restait peu, et Qunu, où il séjournait le plus possible – jusqu’à ce que son état de santé l’oblige à revenir à Johannesburg.

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