Dakar-Echo

Les banques sénégalaises se sont adaptées aux normes Bâle II et Bâle III

Les banques sénégalaises se sont adaptées aux normes Bâle II et Bâle III

Les banques sénégalaises pour l’essentiel se sont adaptées aux normes Bâle qui demeurent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires.

Cette affirmation est de François Sène, directeur adjoint de l’Agence principale de la BCEAO à Dakar. Il participait ce jeudi à un panel consacré aux normes bancaires notamment Bale II et Bale III.

Les normes Bâle II (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires et principalement le risque de crédit ou de contrepartie et les exigences, pour garantir un niveau minimum de capitaux propres, afin d’assurer la solidité financière. Ces directives ont été préparées depuis 1988 par le Comité de Bâle, sous l’égide de la Banque des règlements internationaux et ont abouti à la publication de la Directive CRD.

François Sène de rassurer que «Le dispositif Bâle II et Bâle III est mis en place depuis le 1er janvier 2018 et cela fait déjà un an que nous l’exploitons mais je peux vous dire que les banques se sont très vite adaptées à ce dispositif qui ne demande qu’un renforcement des fonds propres des banques».

Il a ajouté que ’’Bâle ll et Bâle III, c’est davantage de sophistication pour intégrer les nouveaux risques de contrepartie auxquels les banques peuvent être confrontées en accordant un crédit à un client qui démarre une activité».

Le patron adjoint de la BCEAO NATIONALE tout en précisant qu’il n’y a pas une crise de liquidité du secteur bancaire au Sénégal termine par dire que « les normes prudentielles sont un écosystème qui va se créer et qui permettra de garantir un financement adéquat de nos économies».

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam a rappelé l’importance desdits dispositifs dont l’application est désormais exigée par l’autorité de régulation. ’’On demande aux banques d’avoir plus de fonds propres pour pouvoir mieux couvrir les engagements qu’elles prennent. Si les banques ont plus de fonds propres, elles pourront davantage prêter, au bénéfice de l’économie’’ indique-t-il.

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