Dakar-Echo

Les banques françaises à l’offensive en Afrique

les-banques-francaises-a-loffensive-en-afrique-web-0203978014712Les banques françaises misent sur leurs activités de financement d’entreprises en Afrique pour nourrir la croissance de leurs revenus.

A la peine sur leur marché domestique, les banques françaises voient dans l’Afrique un relais de croissance tout trouvé.

La Société Générale, la mieux implantée sur place, va mettre un pied au Togo où elle a récemment sollicité un agrément bancaire pour créer une succursale de sa filiale Société Générale Bénin.

Certains acteurs plus petits en Afrique tentent de gagner du temps grâce à des acquisitions ciblées. Le groupe mutualiste BPCE est à l’affût d’opportunités en Afrique centrale ou en Afrique de l’Ouest, pour y accompagner ses grands clients – notamment ceux de Natixis.

Ces ambitions, le patron du groupe, François Pérol, les a encore réaffirmées lors d’un voyage au Cameroun et au Congo Brazzaville en septembre. Au total, BPCE pourrait investir dans la région une enveloppe d’environ 300 millions d’euros.

C’est surtout le marché des entreprises qui tire pour l’heure les revenus des banques françaises sur le continent, et certains acteurs mettent l’accent sur leurs activités de financement et d’investissement. « Les besoins de clients entreprises convergent de plus en plus vers les standards internationaux.

Nous avons donc lancé un vaste programme de professionnalisation en mettant à jour nos solutions de cash management et en développant des offres de marché », fait valoir Alexandre Maymat, responsable de la région Afrique, Asie, Méditerranée et Outre-mer à la Société Générale.

Après avoir ouvert une salle de marché en Algérie, la banque met ainsi sur pied un projet similaire à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Pour monter en puissance dans les financements structurés, elle a aussi recruté des banquiers chinois, au Ghana, en Algérie et au Cameroun, ceci afin de profiter de la vague d’investissements chinois sur le continent.

Cibler les particuliers
Pour préparer l’avenir et répandre l’usage des services bancaires, les acteurs ne délaissent pas pour autant le marché des particuliers. D’autant qu’il croît très rapidement car le taux de bancarisation en Afrique subsaharienne reste globalement encore faible : moins de 24 % des adultes détiennent un compte dans une banque traditionnelle, selon la banque mondiale.

Présent sur le continent à travers 7 banques (Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon, Mali, Burkina Faso, Guinée-Conakry et Comores), BNP Paribas développe ainsi ses réseaux : entre 2011 et 2013, le nombre d’agences est passé de 109 à 137 (essentiellement en Côte d’Ivoire et au Sénégal).

L’objectif de la banque de la rue d’Antin est d’accompagner l’émergence d’une classe moyenne sans mettre particulièrement l’accent sur les points de vente en dur. Les géographies choisies sont ainsi très ciblées.

« Lorsque nous nous développons sur de nouveaux marchés, nous nous concentrons sur des pays au marché suffisamment vaste pour développer une activité de banque de détail, confirme Alexandre Maymat, pour la Société Générale. Aujourd’hui, nous regardons notamment vers le Mozambique ou le Nigeria », précise-t-il.

SHARON WAJSBROT Journaliste

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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