Dakar-Echo

Le typhon Hagupit a frappé les côtes Philippines

Un an tout juste après Haiyan, les Philippines étaient à nouveau en état d’alerte samedi, alors que le typhon Hagupit, qui a touché les côtes du pays dans l’après-midi, pourrait être le plus important de l’année.

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La tempête devrait affecter plus de la moitié de l’archipel, dont des régions du centre-est déjà dévastées il y a un an. « Toutes les ressources sont en train d’être mobilisées », a expliqué le directeur régional de la défense civile, précisant que les véhicules des autorités locales et de l’armée étaient mis à contribution pour les opérations d’évacuation.

« Il faut continuer »

C’est l’île de Samar, dans l’est du pays, qui a été la première touchée par Hagupit. S’exprimant quelques heures avant l’arrivée du typhon, le ministre de l’Intérieur Mar Roxas, présent sur place, avait lancé aux secours chargés d’évacuer la population : « Il faut continuer. Je sais que vous êtes fatigués, que vous n’avez pas assez dormi, pas assez mangé, bu trop de café. Mais c’est le dernier effort. Chaque personne que nous sauvons maintenant est une personne de moins qu’il faudra rechercher lorsque le typhon sera passé ».

Pour la seule région de Bicol, au nord de Samar, plus de 600.000 personnes ont été regroupées dans des centres d’évacuation, et les autorités de la région comptent évacuer au total plus de deux millions de personnes. Bicol est une région d’agriculture et de pêche située légèrement au nord des zones les plus touchées par le super typhon Haiyan qui avait dévasté les Philippines le 8 novembre 2013, faisant plus de 7.350 morts. Haiyan, qui s’était formé dans l’océan Pacifique, était accompagné des vents les plus violents jamais enregistrés à terre et de vagues géantes qui avaient lessivé le littoral.

Le changement climatique en cause ?

L’archipel est souvent la première masse terrestre d’importance que rencontrent les typhons qui se forment dans l’océan Pacifique mais les scientifiques estiment que la virulence des tempêtes de ces dernières années est imputable au changement climatique. En décembre 2012, plus de 1.900 personnes avaient trouvé la mort ou étaient portées disparues lorsque le typhon Bopha avait frappé l’île méridionale de Mindanao, une région d’ordinaire peu affectée par ce type d’intempéries. En décembre 2011, 1.268 personnes avaient été tuées lorsque la tempête tropicale Washi avait provoqué d’importantes inondations, également à Mindanao. Haiyan, Bopha et Washi furent les tempêtes les plus meurtrières dans le monde depuis les trois dernières années.

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