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Le Sénégalais Eric Mbengue, ancien joueur du Pau FC et de Lons, menacé d’expulsion

Le Sénégalais Eric Mbengue, ancien joueur du Pau FC et de Lons, menacé d’expulsion

eric-m-bengue-a-joue-au-pau-fc-ces-deux-dernieres-saisons_1103824_490x326p« J’ai appris la nouvelle ce matin (vendredi, NDLR). J’ai accusé le coup. C’est un garçon adorable. Un gars très bien. Il m’a dit dernièrement que Lons restait le club de son coeur », témoigne Michel Cazaux-Lerou, président du FC Lons.

Comme la plupart des proches d’Eric M’Bengue, il a été informé vendredi que l’ancien joueur de football a été placé jeudi en centre de rétention à Hendaye. « Il a été interpellé sur son lieu de travail en fin de matinée », confirme son avocate Me Maripierre Massou-dit-Labaquère.

Venu étudier en France

Agé de 29 ans, Eric M’Bengue, de nationalité sénégalaise, bénéficiait jusqu’en février 2013 d’un visa étudiant. Il est en effet arrivé en France en 2006 pour décrocher un BTS de commerce à Pau qu’il a prolongé par un master.

En parallèle, le jeune homme a joué plusieurs années au FC Lons puis au Pau FC, entre 2012 et 2014, avant d’être victime d’une rupture des ligaments croisés. Ses études terminées, il a trouvé un emploi dans un restaurant lonsois.

« C’est quelqu’un de très gentil, que tout le monde adore. Il a tout pour être régularisé : c’est un garçon bien inséré, qui travaille, qui est diplômé, qui vit en couple… » énumère Me Massou-dit-Labaquère, rappelant les critères de la circulaire Valls du 28 novembre 2012.

Sauf qu’Eric M’Bengue n’a pas fait de demande de titre de séjour malgré une précédente interpellation le 1er juillet 2014 et une première obligation de quitter le territoire français (OQTF) dans les 30 jours ordonnée par le préfet. Une décision validée par le tribunal administratif le 23 décembre 2014.

Des démarches avaient bien été entreprises avec l’aide du Pau FC puis de son employeur mais celles-ci n’auraient pas été menées à terme selon la préfecture.

Me Massou-dit-Labaquère a déposé vendredi une requête en annulation concernant la nouvelle OQTF. Elle a également écrit un courrier au préfet pour qu’il réexamine le dossier. Vendredi soir, des soutiens s’organisaient pour tenter de lui venir en aide.

« Plus rien ne s’oppose à la mesure »

Vendredi, la préfecture précisait qu’Eric M’Bengue était entré en France avec un visa étudiant qui a expiré le 30 septembre 2011. Il a fait alors une demande de renouvellement pour laquelle un récépissé lui a été délivré.

Celui-ci était valable jusqu’en février 2013. « Mais il n’a alors jamais demandé de renouvellement et il ne s’est jamais déplacé », assure la préfecture. Celle-ci ajoute que la mesure de rétention a été décidée compte tenu du « précédent » de juillet 2014.

La préfecture estimait hier soir que « plus rien ne s’oppose à la mesure d’éloignement », rappelant que « les recours ne sont pas suspensifs ». « A charge pour lui, une fois sur place (au Sénégal), de faire les démarches de régularisation », ajoute la préfecture.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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