Dakar-Echo

Le Sénégal s’intéresse au naval du Sud Ouest

sirn_dakarUne délégation du gouvernement sénégalais a rencontré des représentants de l’industrie nautique dans le cadre d’un projet de transfert de compétences.

«Nous sommes venus pour deux choses : rencontrer un partenaire fabriquant des moteurs de diesel pour équiper notre flotte artisanale et voir comment désenclaver certains villages grâce à des moyens de transports maritimes ».

Jeudi, avant de repartir dans son pays, Samba Ndiaye, le directeur général de la SIRN, la société des infrastructures navales et par ailleurs le délégué du président du Sénégal explique sa visite sur le bassin d’Arcachon.

Durant deux jours, il a rencontré les représentants des entreprises CAI, Couach et Dubourdieu dans l’idée d’un possible transfert de technologies. « Nous avons besoin d’une technologie simple, qui ne s’éloigne pas de notre industrie traditionnelle et qui allie les matériaux modernes. »

Remplacement des pirogues

À l’origine de cette rencontre, l’agence de développement économique et sociale Seaphora (Sea Protection for Horn of Africa). Mathias Julien, son directeur, affine les enjeux. « Nous sommes en négociation depuis deux ans avec le gouvernement sénégalais.

La réflexion, engagée autour de la pêche et devenue plus globale. Dans le cadre d’un plan national quinquennal, le Sénégal va remplacer petit à petit ses pirogues. Il a besoin d’un constructeur et réparateur sur place. » Une première société d’État a déjà été créée dans le cadre d’un partenariat public privé. Une autre est en montage, pour la pêche, avec un partenaire Italien. Celle qui a suscité la visite de la semaine dernière concerne d’une part le transport maritime et de l’autre la surveillance des pêches.

« Une graine de discussion »

Les entreprises locales CAI et Dubourdieu puis Couach ont été respectivement approchées selon ces deux problématiques. La prise en compte de la spécificité maritime et fluviale du Sénégal ayant prévalu au choix de partenaires travaillant déjà dans un milieu spécifique tel que le bassin d’Arcachon. « Nous avons planté une graine de discussion », résume Mathias Julien.

Pour Serge Marin, le PDG de CAI qui travaille déjà pour le Gabon, une association avec le Sénégal serait à double titre bénéfique. « Cela nous permettrait de réaliser un transfert de technologies en faisant une prise de participation.

Cela nous permettrait aussi de mettre un pied en Afrique et de pouvoir travailler avec d’autres pays. Le Sénégal est un peuple de pêcheurs qui a un réseau fluvial très important et donc de gros besoin avec une nouvelle façon de naviguer à proposer. »

 SABINE MENET

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

Articles similaires

Laisser un commentaire