Dakar-Echo

Le Sénégal est à l’avant-garde pour l’élimination du paludisme selon Pascal Zinzindohoué de l’USAID

Le Sénégal est à l’avant-garde pour l’élimination du paludisme selon Pascal Zinzindohoué de l’USAID

Le Sénégal est à l’avant-garde pour l’élimination du paludisme fixée pour 35 pays à l’horizon 2030, dans le cadre de l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD), a soutenu lundi Pascal Zinzindohoué, expert à l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

‘’Le Sénégal est bien positionné dans la lutte contre le paludisme et le rapport mondial 2016 sur le paludisme l’a relevé’’, a-t-il notamment dit, en présidant l’ouverture du 6-ème cours international d’accréditation des microscopistes du paludisme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce cours est organisé par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en partenariat avec le service de parasitologie-mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) dans le cadre de sa stratégie de renforcement des compétences des acteurs du système de santé.

Douze microscopistes sénégalais sélectionnés par l’OMS prennent part à ce cours (11 au 15 décembre). Le 7-ème cours est prévu du 18 au 22 décembre 2017 sous la supervision du directeur du cours, professeur Daouda Ndiaye, chef du service parasitologie-mycologie de l’UCAD.

D’après M. Zinzindohoué, le Sénégal a un système de santé qui se porte bien dans le domaine de la lutte contre le paludisme, mais il a aussi des données qui servent de modèle, d’exemple à beaucoup d’autres pays de la sous-région africaine et même du continent. ‘’Partout, le Sénégal est cité en exemple dans le cadre de sa lutte contre le paludisme et pour la manière dont cette lutte, portée par tout le système de santé, est menée’’, a-t-il encore déclaré.

Aux participants, il a dit qu’en tant qu’experts et techniciens de laboratoire chargés de diagnostic, ils ont un rôle capital à jouer dans le processus d’élimination du paludisme.

‘’Et cela, le PNLP a compris cela. C’est pourquoi il a demandé à ses partenaires que nous sommes, de l’accompagner dans le renforcement de capacité d’une vingtaine de microscopistes afin qu’ils puissent jouer leur rôle dans le processus d’élimination du paludisme’’, a-t-il expliqué. ‘’Nous sommes à l’écoute de la performance de cette cohorte de 24 microscopistes pour nous permettre, à nous bailleurs, d’avoir des raisons de justifier les raisons de pourquoi nous faisons cet investissement’’ a-t-il encore dit.

Pour le docteur Ibrahima Diallo, responsable des aspects liés au diagnostic au PNLP, dans la majeure partie du Sénégal, l’incidence palustre est très faible. Selon lui, une incidence faible suppose une rareté des cas, une rareté du parasite, situation qui fait qu’il est donc difficilement détectable par la microscopie et les outils de diagnostic classique.

‘’C’est pour cela, qu’il est important de renforcer les capacités des techniciens de laboratoire pour pouvoir au moins traquer les faibles parasitémies qui entretiennent la transmission’’, a estimé le docteur Diallo. Pour cette raison, « il faut bien les identifier, les traquer, les traiter pour rompre la chaîne de transmission’’, a-t-il exhorté.

Dans les stratégies d’élimination du paludisme, il est extrêmement important de s’assurer de l’expertise des techniciens des laboratoires dans leur capacité à détecter, identifier et quantifier les portages parasitaires.

Cette formation a pour but d’améliorer la qualité de la prise en charge du paludisme au niveau opérationnel. Cette formation cible les techniciens des laboratoires des districts et des hôpitaux.

Les objectifs consistent à évaluer les compétences des techniciens de laboratoire, sur le diagnostic microscopique du paludisme et renforcer leurs capacités sur le diagnostic microscopique.

dakarecho@gmail.com'

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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