Dakar-Echo

Le Sénégal en course vers l’émergence

profil_pays_senegalCroissance, inflation faible, déficit budgétaire maîtrisé
Un espace économique pour les PME, une priorité
Le secteur de l’électricité continue de grever le budget de l’Etat

Le Plan Sénégal Emergent, qui vise à multiplier par deux le taux de croissance économique à moyen terme, a séduit Christine Lagarde, DG du FMI, qui a visité récemment le pays. Elle a d’ailleurs insisté sur la poursuite des réformes de manière à créer un espace économique pour les PME et l’investissement direct étranger.

Le Plan vise à faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035 en le transformant en un carrefour stratégique pour l’Afrique de l’Ouest, indiquent les experts du FMI dans un nouveau document sous l’intitulé «Faire du Sénégal un carrefour pour l’Afrique de l’Ouest».

Pour cela, il est essentiel de développer plusieurs secteurs vitaux comme l’agriculture, l’agro-industrie, l’extraction minière et le tourisme. Dakar devra porter son taux de croissance à environ 7–8% à court terme.

Sur le plan macroéconomique, les perspectives sont favorables: la croissance s’accélère, l’inflation reste faible et le déficit budgétaire est maîtrisé.

Pour libérer le potentiel de croissance, il convient d’agir sur les contraintes de l’offre, comme le cadre réglementaire et un environnement économique favorable à l’IDE et aux PME, souligne le FMI.

Comme pour relayer la prescription du Fonds, une compagnie émiratie négocie actuellement son entrée au capital de Sénégal Airlines, rapporte le journal dakarois l’As. En espérant qu’il aura un peu plus de réussite que RAM et son partenariat avec l’Etat sénégalais dans Air Sénégal International.

Vu de Rabat, le Sénégal est pour le Maroc l’archétype de la coopération Sud-Sud. Ce pays est la porte d’entrée des entreprises marocaines pour leur déploiement en Afrique.

Cela se traduit par la hausse des investissements privés marocains dans les secteurs banquier, financier et des assurances et même dans l’immobilier.

Dakar doit faire face au problème de l’énergie. Ce secteur continue de grever le budget de l’Etat: «le coût de l’électricité est élevé et la production reste insuffisante».

La compétitivité du Sénégal dépend aussi de l’amélioration de l’environnement des affaires. Sur 185 pays, le pays s’est classé au 178e rang dans l’édition 2014 du rapport Doing Business de la Banque mondiale.

Les mauvaises notes reviennent au raccordement au réseau électrique et le paiement des taxes et impôts. Des faiblesses ont été soulevées du côté des transferts de propriété, la protection des investisseurs et l’exécution des contrats.

En 2014-2015, le Forum économique mondial a classé le Sénégal au 112e rang sur 142 pays. La santé et l’éducation de base sont les deux secteurs où une action s’impose.
Le Sénégal compte environ 14 millions d’habitants et son revenu par habitant est légèrement supérieur à 1.000 dollars. Les prochaines élections présidentielles devraient avoir lieu en 2017. D’où l’urgence d’opérer des réformes et surtout de les concrétiser.

Fatim-Zahra TOHRY

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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