Dakar-Echo

Le pétrole monte, le risque géopolitique dope les prix

Le pétrole monte, le risque géopolitique dope les prix

Les prix du pétrole montaient un peu mardi en cours d’échanges européens, dopés par le risque géopolitique au Moyen-Orient à l’approche d’une réunion de suivi de l’Opep.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 77,87 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 49 cents par rapport à la clôture de lundi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’octobre prenait 12 cents à 67,66 dollars.

L’écart entre le prix du Brent, référence internationale, et le WTI américain, se creusait au dessus de dix dollars pour la première fois depuis deux mois et demi.

« L’attention des marchés se focalise à nouveau sur la géopolitique, avec l’attaque du siège de la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) » lundi, ont commenté les analystes de JBC Energy.

Par ailleurs, les exportations iraniennes continuent de diminuer en amont de l’application début novembre des sanctions américaines contre Téhéran visant directement son industrie pétrolière.

« Est-ce que la Russie et l’Arabie saoudite arriveront à compenser cette perte de l’offre, cela reste à voir », a commenté Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Alors que ces deux géants du pétrole menaient depuis fin 2016 l’effort de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs pour limiter l’offre et faire remonter les prix, ils ont repris leurs extractions de plus belle depuis juin pour éviter que l’escalade des cours ne pèse sur la demande.

Une réunion de suivi de l’accord est prévue fin septembre à Alger, en présence notamment des ministres de l’Energie d’Arabie saoudite et de Russie. Leur homologue iranien, qui s’était opposé en juin à une hausse de la production qui permettrait à son rival saoudien de récupérer les parts de marché perdues par Téhéran à cause des sanctions américaines, sera également présent.

Aux Etats-Unis, en revanche, les prix souffrent depuis le début du mois.

« Si certains doutaient de l’effet négatif de l’accumulation des stocks de brut à Cushing (terminal du sud de l’Oklahoma qui sert de référence au WTI), il suffit de regarder les cours », a jugé Tamas Varga, analyste chez PVM.

Selon lui, si le prix américain souffre du manque d’infrastructures permettant de transporter le pétrole de schiste produit dans le Sud vers les raffineries ou les ports, il pourrait être soutenu à court terme par des tempêtes tropicales.

La côte est des Etats-Unis se prépare activement à être touchée de plein fouet par le puissant ouragan Florence dans quelques jours.

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

Articles similaires

Laisser un commentaire