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Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire après qu’Alexandre Benalla soit filmé en train de tabasser un manifestant

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire après qu’Alexandre Benalla soit filmé en train de tabasser un manifestant

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire suite à la vidéo montrant un collaborateur de Macron passant à tabac un manifestant le 1er mai dernier…

Alexandre Benalla, un collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Elysée a été identifié dans une vidéo tournée en marge des manifestations du 1er mai dernier.

Sur les images, on le voit au milieu des CRS, un casque sur la tête, en train de violemment frapper un manifestant au sol. Suite à la polémique révélée par le journal Le Monde, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour «violences par personne chargée d’une mission de service public» et «usurpation de fonctions».

L’enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, vise également l’«usurpation de signes réservés à l’autorité publique», a précisé le parquet.

Nicole Belloubet, garde des Sceaux et ministre de la Justice a affirmé jeudi à l’Assemblée nationale, que «les éléments qui ont été révélés par les films qui ont été diffusés témoignent effectivement de gestes absolument inadaptés», ajoutant que «si cela paraît nécessaire, le procureur prendra de sa propre initiative les décisions qui s’imposent».

Suspendu deux semaines
Alexandre Benalla était chargé de mission à l’Elysée, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron. Selon Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron interviewé par Le Monde, il avait demandé l’autorisation d’observer une intervention des forces de l’ordre « pour voir comment se gérait une grande manifestation ».

«Il a largement outrepassé cette autorisation», a souligné M. Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée, alors que les images le montrent «interven(ir) physiquement pour participer aux opérations de maintien de l’ordre».

Après l’incident, avait été suspendu deux semaines, du 4 au 19 mai, puis muté à des fonctions administratives à l’Elysée. Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée, a souligné qu’il s’agissait de «la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée». M. Benalla a été «mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire.

Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président. Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement», a précisé Bruno Roger-Petit.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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