Dakar-Echo

Le FMI alerte sur la résolution des difficultés budgétaires du Sénégal avant la présidentielle de 2019

Le FMI alerte sur la résolution des difficultés budgétaires du Sénégal avant la présidentielle de 2019

Le Fonds monétaire international (FMI) estime qu’il sera nécessaire de résoudre les difficultés budgétaires à court terme avant les élections présidentielles.

L’institution l’a fait savoir dans la sixième revue du programme appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique, demande de dérogation pour non-respect d’un critère d’évaluation et demande de modification de critères d’évaluation.

Cette injonction du FMI sonne comme une alerte suite aux pressions relevées sur les dépenses liées aux élections présidentielles prévues en février 2019 qui, d’après lui, commencent à apparaître.

Le Fonds estime que le mouvement de contestation dans les secteurs de l’éducation et de la santé a entraîné d’importantes augmentations de salaire.

En outre, a-t-il poursuivi, l’accélération programmée de la mise en œuvre de grands projets avant les élections (comme la mise en place du Train express régional (TER) et de la compagnie aérienne nationale nouvellement créée, Air Sénégal) a accru les risques pesant sur la viabilité budgétaire.

A cet effet, il pense que Les prix intérieurs de l’électricité et des carburants n’ont pas changé depuis début 2017 en dépit de la hausse des prix mondiaux du pétrole et, plus récemment, de la relative appréciation du dollar par rapport au franc CFA.

Il considère que cette situation a créé des pressions budgétaires et des retards de paiement au secteur privé.

Et pense que de nouveaux progrès en matière de réformes relatives aux recettes sont nécessaires pour atteindre le critère de convergence de l’UEMOA et financer les besoins de développement de façon durable.

Mariama Diallo

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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1 Commentaire

  1. soumahucad@gmail.comm'
    Badiane Soumah Ibrahima
    12 septembre 2018 à 13 h 14 min

    Je suis vraiment satisfait en lisant cette publication. Cela montre tout simplement que le Sénégal est sur la bonne voie, le Président Macky Sall a oeuvré au respect de la convention signée avec le FMI à travers l’instrument de soutien à la politique économique (2015-2017), dont l’objectif était de maîtriser les charges de fonctionnement de l’Etat par la suppression de différentes agences et directions, pour donner une place aux dépenses d’investissements en soutenant la production et la croissance. Je suis heureux de voir que le FMI plaide pour une stabilité des prix du gaz et de l’essence en dépit d’une hausse du prix du pétrole. Il est important de faire une alerte car d’habitude dans les pays en développement et emergents à l’approche des élections, des dépenses extraordinaires se font observés, les populations sont contentes car l’argent circule à merveille, elles approuvent cette politique mais elles seront victimes d’illusion budgétaire après les élections, les chantiers seront achevés, une partie des emplois directs et indirects seront supprimés, certains se trouveront au chômage, le panier ménagère peut-être menacé, vue les engagements de l’Etat envers ses bailleurs de fonds . si depuis 2012, Macky Sall a stabilisé les prix au Sénégal et a maintenu la tendance haussière de la croissance économique, il n’y a pas lieu de s’inquiéter . Il y a une relation économique qui dit que si le taux de croissance économique est supérieur aux taux de croissance des dépenses publiques, l’Etat peut lever des fonds sans s’inquiéter.

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