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Le département de Malem Hodar crie son amertume

Le département de Malem Hodar crie son amertume

Même étant classé parmi les collectivités prioritaires de la 2e phase du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le département de Malème Hodar ne cesse de clamer son amertume par rapport au sevrage dont il est victime en matière d’infrastructures.

Situé en plein cœur dans la région de Kaffrine et reconverti en département, lors du dernier découpage administratif intervenu en 2009, Malème Hodar, comme le constate l’écrasante majorité de ses populations, souffre de tous les maux. Son maire Abdou Ndao qui parlait au nom des populations en marge d’une assemblée générale de remerciement suite aux performances obtenues (78 à 81 % de score), lors de la présidentielle du 24 Février dernier, en a fait l’étalage.

Autrement dit, il a tenu à dresser une feuille de route en direction des futurs intervenants du prochain programme de développement du département de Malème Hodar où tout est prioritaire.

Dans le cahier de besoins en question, les populations ont fait allusion à la route séparant leur département à la ville sainte de Touba, en passant par Khelcom pour offrir un accès facile aux personnes désirant se rendre à Malème Hodar et une réduction des possibilités de circulation à cette hauteur de la nationale 1, tout en permettant aux gros porteurs de rallier certaines villes sénégalaises sans transiter par Kaffrine ou Kaolack. S’agissant de l’éducation et ses besoins, les populations sollicitent la réalisation d’un lycée moderne autre que celui qui occupe aujourd’hui les locaux de l’ancien Cem.

Aussi, la poursuite des travaux de la case des tout-petits qui gît encore dans un abri provisoire avec tous les risques que cela encourt en termes de sécurité.

Dans le domaine hydraulique, les Malèmois affirment ne disposer que de deux points forages dans leur zone sylvo-pastorale, malgré la forte demande qui s’impose tant au niveau des populations qu’au sein des différents cheptels y cohabitant et la population massive de transhumants qui y passe l’essentiel de leur temps à la recherche de pâturage et autres points d’eau.

Même s’il est aujourd’hui évident que la liste est loin d’être exhaustive, les populations tiennent beaucoup à disposer d’un réseau électrique suffisant sur le reste des cinq chefs lieux de communes dont Sagna et à connaître des lendemains meilleurs dans la commercialisation des produits agricoles, notamment l’arachide où les producteurs après avoir cédé leurs graines restent plusieurs semaines avant de rentrer dans leurs fonds.

Abdoulaye Fall

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