Dakar-Echo

Le CUSEMS décrète 72 heures sans cours

edu_ucad_ag_2Après un débrayage observé hier, lundi 23 mars, le Grand cadre des syndicats d’enseignants continue toujours la lutte pour amener le gouvernement à l’application effective des points inscrits dans le protocole d’accords signé le 14 février 2014.

En effet, si on se réfère au 4e plan d’actions, les enseignants vaqueront les classes pendants 72 heures à partir d’aujourd’hui mardi. De quoi inquiéter les parents d’élèves à l’aune de la tenue des Assises nationales de l’éducation et de la formation.

L’école sénégalaise est aux arrêts. 72 heures sans cours. En effet, les enseignants bouderont les classes pendant trois jours à compter d’aujourd’hui mardi. Cette décision a été retenue par le 4e plan d’actions du Grand cadre des syndicats d’enseignants (Gcse).

En plus de la rétention de notes, le boycott des cellules pédagogiques et une tournée de mobilisation, Mamadou Lamine Dianté, coordonnateur du Gcse et Cie, ont observé hier, lundi 23 mars, un débrayage. Des mouvements de contestation qui s’inscrivent dans le cadre d’une lutte pour exiger du gouvernement une application sans délais du protocole d’accords.

Face à l’inertie du gouvernement sur les points de revendications, les syndicats d’enseignants ont durcit le ton au grand dam des élèves et parents jusque-là très inquiets de l’avenir de la présente année académique.

Pour l’heure, les enseignants continuent toujours de matérialiser leur slogan: «cette année ou jamais». Ils dénoncent les manœuvres du gouvernement qui, selon eux, fait dans le dilatoire en initiant un simulacre de rencontres en dépit des résultats du comité de suivi des accords «réalistes et réalisables».

En attendant de trouver un consensus autour de l’essentiel, force est de constater l’absence totale de dialogue entre les deux parties. Selon Mamadou Lamine Dianté, «la dernière rencontre entre le ministre de l’Education et les syndicats d’enseignants remonte en juin 2014.

Le dialogue dont il parle n’existe que dans son imaginaire». Le ministre de tutelle, Serigne Mbaye Thiam, lui, croit dur comme fer que le fil du dialogue «n’a jamais été rompu ou arrêté» dans la prise en charge des préoccupations syndicales.

Ibrahima Baldé

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
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