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Le collectif sénégalais des organisations de la société civile pour les élections expérimente un nouveau dispositif de traitement des données

Le collectif sénégalais des organisations de la société civile pour les élections expérimente un nouveau dispositif de traitement des données

«Assurer que les élections législatives du 31 juillet prochain se sont déroulées de façon libre, démocratique et transparente». Tel est l’objectif recherché par le collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce). Pour ce faire, cette organisation, réunissant une dizaine d’entités, compte expérimenter un nouveau dispositif de remontée et de traitement des informations permettant de juger de la sincérité du scrutin et de son résultat.

Le Cosce veut révolutionner l’observation électorale au Sénégal. Il est en train de former des observateurs sur une nouvelle méthodologie qui sera expérimentée lors des élections législatives du 31 juillet 2022. Selon une note parvenue à la rédaction, l’objectif est d’avoir toutes les informations, du début du scrutin jusqu’à la proclamation des résultats.

«A travers la grille d’information mise en place et le dispositif de remontée et de traitement des données, il est possible d’avoir le taux de participation à la mi-journée. C’est une méthodologie qui donne les informations à temps réel sur les bureaux de vote », lit-on dans le document dont «L’AS» détient une copie.

Avec ce nouveau dispositif, apprend-on, il est possible également de veiller sur le déroulement du processus électoral dans les différents départements du pays, en vue de renseigner sur les cas d’incidents, de corruption politique, et le déroulement de la campagne de distribution des cartes. Et durant tout le processus, indique la note, chaque semaine, les observateurs vont faire des rapports qui vont renseigner sur ce qui se passe dans les différents départements.

Le Cosce renseigne dans la foulée que le point d’orgue de l’observation pendant la phase préélectorale, ce sont les informations sur les manifestations. Cela a permis, dit-il, de se documenter sur les tensions, d’agir et de mettre en place très rapidement un groupe de contact. Lequel, note-t-on, est allé à la rencontre des différents acteurs, pour attirer leur attention sur l’impasse vers laquelle nous allions.

«Le groupe de contact est allé rencontrer les différents acteurs, aussi bien du camp de l’opposition que de la mouvance. Et grâce à Dieu, grâce à toutes les bonnes forces vives qui sont intervenues, nous sommes arrivés à décrisper la situation », se réjouit le Cosce. Des réformes en profondeur pour faire face aux tensions politiques

Par ailleurs, le collectif des organisations de la société civile sénégalaise (Cosce) garde toujours en tête ces tensions politiques nées de l’invalidation partielle des listes nationales des coalitions Benno Bokk Yaakaar (BBY) et Yewwi Askan Wi (YAW) en lice pour les élections législatives du 31 juillet 2022. Une situation inédite qui a poussé les membres du Cosce à proposer quatre réformes qui pourraient contribuer à apaiser le climat politique.

La première recommandation, dit-il, c’est l’impératif de réunir les acteurs pour apprécier et évaluer le processus électoral. Ensuite, ajoute-t-il, il faut aller vers une réforme du Code électoral qui impliquera, en plus des techniciens du droit, les praticiens eux-mêmes. En plus, préconise-t-il, mettre en place un Comité pour un dialogue permanent, parce que cette situation que nous avons vécue s’explique par une rupture du dialogue.

Enfin, il a été préconisé de ressusciter le Comité de veille comme en 1992 pour un suivi permanent des recommandations.

Seydina Bilal DIALLO

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