Dakar-Echo

Le candidat du PDS divise

Permanance_pds_1Pour l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, tous les moyens semblent bons pour faire sortir son fils Karim Wade de prison. Même le risque de voir voler en éclats son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS).

En effet, si l’hypothèse avancée par le Pape du Sopi selon lequel le régime de Macky Sall ne maintient son fils en prison que pour l’empêcher d’être candidat à la présidentielle de 2017 implique ipso facto que Karim Wade est désigné par son père candidat du PDS à cette élection, certains responsables du parti libéral ne l’entendent pas de cette oreille.

D’autant que le porteparole du PDS, Babacar Gaye, s’est empressé d’inviter le parti à être conséquent avec la position de son chef, en organisant un congrès d’investiture de l’ancien tout puissant ministre d’Etat.

En tout cas, ceux qui ruent dans les brancards au sein de la formation libérale sont ceux-là mêmes qui ont décliné des prétentions (légitimes ?) à conduire les destinées de ce parti aux prochaines présidentielles.

La première salve a été tirée par l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye dont on sait qu’il a très tôt exprimé son envie d’être le candidat du PDS à la prochaine présidentielle.

Réagissant à la déclaration de Babacar Gaye, le dernier PM de Wade a trouvé normal que “chacun puisse dire ce qu’il veut”, mais il a très vite ajouté que “lui-même (Babacar Gaye) sait que ce qu’il a dit n’est pas logique parce que le candidat du parti est choisi par un congrès et il n’y en a pas encore”.

S’exprimant à l’émission “Jotay” de la Sen TV, Jules Ndéné considère également qu’Abdoulaye Wade lui-même “ne peut choisir ni son fils ni personne d’autre” et que “c’est une façon de parler”.

La deuxième salve est venue de “la lionne du Baol”, la présidente du conseil départemental de Bambey, Aïda Mbodj. Présente ce lundi à Touba, pour les besoins du grand Magal, elle a estimé qu’il n’est pas question “qu’il y ait un candidat désigné d’avance pour porter les couleurs du PDS”.

A en croire Aïda Mbodj, “c’est la popularité qui doit être mise en avant”. Donc si l’objectif de Me Wade, au delà de vouloir mettre la pression sur Macky Sall et son régime, est vraiment de mettre son fils sur la sellette du parti libéral, il doit s’attendre à une levée de boucliers autrement plus importante à l’avenir.

Même que des pans entiers de son parti risquent de basculer dans l’autre camp. Mais comme on le connaît nuancé et sensible à la direction du vent, Me Wade pourrait évidemment changer de direction, si les circonstances l’exigent. Attendons de voir.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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