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Le blocage de certains médias en ligne levé

Le blocage de certains médias en ligne levé

Certains sites d’information en ligne bloqués mercredi en Algérie sont à nouveau accessibles ce jeudi 3 décembre dans la soirée, à l’exception de Casbah Tribune, fondé par le journaliste emprisonné Khaled Drareni, a constaté l’AFP.

Au moins trois médias électroniques généralistes avaient été bloqués en moins de 24 heures mercredi, sans aucune explication, par les autorités algériennes: Casbah Tribune, Tariq News et Twala.info, selon Reporters sans frontières (RSF). Ces deux derniers ont été débloqués jeudi, a pu vérifier l’AFP à Alger.

En revanche, Casbah Tribune, un site d’actualités nationales fondé en 2017 par Khaled Drareni, condamné en septembre à deux ans de prison ferme, restait inaccessible en Algérie.

De nombreux sites d’information ont été censurés à volonté par les autorités en 2020, à l’instar de Radio M, Maghreb Emergent, Interlignes, L’Avant-Garde et TSA (Tout sur l’Algérie). Maghreb Emergent et Radio M étaient à nouveau débloqués jeudi.

Dans un communiqué, RSF a dénoncé jeudi les «dernières entraves à la liberté de la presse» en Algérie et exhorté les autorités à «respecter leurs engagements internationaux».

«La répression des voix critiques ne cesse de s’intensifier, en ligne comme hors ligne. Nous appelons les autorités algériennes à respecter la Constitution et ses engagements internationaux, au risque de voir le pays se vider de ses journalistes», a déclaré Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.

Interrogé jeudi, le Quai d’Orsay a réitéré la position «constante» de la France qui «défend la liberté de la presse partout dans le monde. La liberté d’informer est un droit fondamental, qui doit être protégé».

L’Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF, un recul de cinq places par rapport à 2019 et de 27 places par rapport à 2015.

Dans une déclaration à l’agence de presse officielle APS lundi, le ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer, ancien journaliste, a estimé que RSF «n’a rien d’une ONG» mais est un «élément actif de la chaîne d’expression du soft power français à travers le monde».

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