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L’Arabie Saoudite termine en beauté face à l’Egypte 2-1

L’Arabie Saoudite termine en beauté face à l’Egypte 2-1

Dans le duel des équipes déjà éliminées du Mondial, les Saoudiens ont battu les Égyptiens lundi (2-1).

Le match : 2-1

Il y a eu un peu de tout lundi pour le dernier match du Mondial de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, deux sélections déjà éliminées. Du jeu (surtout du côté saoudien), des buts, de la VAR, des penalties, une image (Salah n’a pas célébré son but) et deux records (voir plus bas).

On a aussi vu un résumé des deux premiers matches du Mondial à la Volgograd Arena : les limites techniques des Egyptiens ont été aussi criantes que la naïveté des Saoudiens. Comme ce fut le cas lors de leurs deux précédents matches, les Faucons verts ont eu la possession, ils ont fait circuler la balle proprement pour trouver des décalages et se procurer des occasions.

Mais une erreur de la défense a suffi pour qu’ils se prennent un but. Sur un long ballon de Said, Al-Mosailem est sorti n’importe comment, les deux Hawsawi, associés en défense centrale, se sont fait prendre de vitesse par Salah, qui n’avait plus qu’à piquer son ballon (22e).

Le film du match
Ce but a coïncidé avec un temps fort des Pharaons. Salah (certainement hors-jeu) a raté un face-à-face (24e), avant de servir Trezeguet, dont la reprise est partie dans le virage (33e). Dans la minute (34e), l’ailier a tenté sa chance une deuxième fois, à côté. Passées ces frayeurs, les Saoudiens ont retrouvé leur sérénité et leur plan de jeu.

Ils ont été récompensés de leurs intentions à la 40e, lorsqu’Ahmed Fathi a fait main sur un centre de Yasser al-Shahrani. Fahad al-Muwallad s’est présenté devant El-Hadary, mais le gardien a entretenu sa légende en le détournant sur sa transversale (40e). M. Roldan en a accordé un deuxième dans le temps additionnel (45e+2) pour un tirage de maillot d’Ali Gabr sur Al-Muwallad.

La faute était tellement peu évidente que les arbitres vidéo n’ont pas voulu se prononcer. Le Colombien a regardé les images et accordé le penalty. Après ces quatre minutes de tergiversations, Al-Faraj s’est présenté devant El-Hadary et l’a pris à contre-pied (45e+6).

Le groupe A
Face à une équipe d’Egypte peu motivée, avec un Mohamed Salah économe en efforts, les Saoudiens ont continué à dérouler. Ils ont tenté beaucoup de frappes, souvent n’importe comment (54e, 74e) – c’était déjà le cas en première période (3e, 12e, 15e, 25e, 30e, 32e), sans oublier de faire briller El-Hadary à deux reprises, sur des têtes d’Al-Mogahwi (69e) et d’Assiri (70e). Ils ont réussi à marquer en toute fin de match un deuxième but (Al-Dawsari à la 90e+4) qui leur a permis de remporter une troisième victoire en Coupe du monde, vingt-quatre ans après celle contre la Belgique (1-0) le 29 juin 1994. Les Egyptiens, eux, sont toujours bredouilles.

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Juan Antonio Pizzi a réalisé une première dans l’histoire de la Coupe du monde : le sélectionneur de l’Arabie saoudite a changé de gardien pour la troisième fois en trois matches. Mais, comme ses devanciers, Yasser Al-Mosailem a commis une erreur sur le but de Salah.
Le joueur : Salah brille même sans le coeur
Alors qu’il envisage de quitter la sélection, avec d’importantes rancoeurs envers la Fédération, Mohamed Salah a peut-être vécu sa dernière cape avec les Pharaons. Ovationné à l’annonce de son nom dans le stade, il n’avait pourtant visiblement pas le coeur à sourire.

Comme lors du dernier match contre la Russie, il a compté ses efforts, sans aucun repli défensif, mais a encore brillé, même loin de son 100%. Il signé son 35e but en 59 sélections d’un délicieux lob sur une ouverture de Said (22e). Il a ostensiblement refusé de le célébrer, un signe supplémentaire de son mal-être.

Même sans le coeur, Salah a été l’Egyptien le plus dangereux, mais il a manqué une énorme occasion en piquant son ballon à côté sur un face-à-face (24e). Il aurait pu être décisif sur une merveille de passe lobée pour Trezeguet (35e) et a eu plusieurs opportunités de contre-attaques en seconde période. Son compteur au Mondial s’est arrêté à deux buts.

Le fait : El-Hadary, deux records et un exploit
Après avoir regardé les deux premiers matches du banc, Essam El-Hadary a enfin eu son moment de gloire. Titulaire, le gardien et capitaine égyptien est devenu le plus vieux joueur de l’histoire de la Coupe du monde, à 45 ans, 5 mois et 10 jours. Très ému avant le coup d’envoi, il a ajouté une ligne de plus à sa légende (quatre fois vainqueur de la CAN) en arrêtant de manière incroyable un penalty de Al-Muwallad.

L’attaquant égyptien avait pourtant tiré très fort côté gauche, mais le «Grand Barrage» a effectué un superbe plongeon pour détourner le ballon sur sa barre. Comme au bon vieux temps de son arrêt devant Didier Drogba à la CAN 2006. Il est devenu le premier gardien africain à arrêter un penalty en Coupe du monde, tirs au but inclus.

S’il n’a rien pu faire sur le deuxième penalty de Al-Faraj, pris à contre-pied, cela ne ternira pas ce qui devrait être sa dernière avec les Pharaons. Il a aussi sorti deux grosses parades en deux minutes (69e, 70e). Une fin plus qu’honorable, digne d’un parcours international titanesque, débuté en 1996.

A. D. et N. G.

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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