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La ruée vers l’énergie nucléaire en Afrique

La ruée vers l’énergie nucléaire en Afrique

Dix États africains ont clairement indiqué leur intention de construire des centrales nucléaires. Ils prennent la suite de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer d’une usine dotée de deux réacteurs. Jeudi, 20 septembre

Historiquement considérée comme symbole de modernité et de richesse économique, l’énergie nucléaire n’était jusqu’à présent exploitée que par une minorité de pays, les plus aisés. Une grande partie du continent africain puise produit son énergie grâce aux énergies fossiles, comme les centrales à charbon, plus lentes et bien plus polluantes.

Suite à l’augmentation significative de sa population, le continent fait face à un véritable besoin de développement économique, industriel ou infrastructurel.

Face à ce besoin croissant d’énergie, plusieurs pays d’Afrique ont fait part de leur souhait de développer l’énergie nucléaire pour s’approvisionner en électricité.

Si plusieurs pays possèdent déjà leurs propres réacteurs nucléaires, notamment dans le cadre de recherches médicales, seule l’Afrique du sud est dotée d’une centrale nucléaire qui couvre une partie du réseau électrique du pays. En Afrique subsaharienne, 57 % de la population serait privés d’électricité alors que le continent concentre 20 % des réserves mondiales d’uranium.

L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, l’Ouganda, la Zambie, le Niger, le Nigeria ou encore le Soudan ont ainsi déclaré vouloir passer à la production d’énergie nucléaire. À l’horizon 2025, cinq d’entre eux devraient être équipés de centrales. Plusieurs entreprises russes ont d’ores et déjà engagé la construction d’une centrale en Égypte ainsi que d’une autre au Nigéria. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA), un tiers des pays candidats à l’énergie atomique dans le monde serait africain.

« L’Afrique a soif d’énergie et l’énergie nucléaire pourrait faire partie de la solution pour un nombre croissant de pays » déclare Mikhail Chudakov, le directeur général adjoint et chef du département de l’énergie nucléaire à l’AIEA.

L’objectif au niveau continental serait d’atteindre une production de 160 GW en 2025, pour ensuite la faire croître proportionnellement à l’augmentation de la population qui devrait atteindre les deux milliards d’habitants d’ici 2050.

D’autres solutions de production énergétique plus respectueuses de l’environnement ont été envisagées comme l’énergie solaire, éolienne ou thermique. Cependant, aucune de ces dernières ne serait en mesure de satisfaire les besoins liés la croissance démographique fulgurante du continent.

National Geographic

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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