Dakar-Echo

La planète n’aura jamais eu aussi chaud qu’en 2014

temperaturesL’Agence météo américaine annonce que les dix premiers mois de l’année ont été les plus chauds jamais enregistrés sur la planète, affirme. 2014 devrait battre tous les records de température.

La National Oceanic and atmospheric administration (NOAA, l’équivalent américain de Météo France) a publié ses premiers résultats de mesure pour l’année 2014. L’administration qui fait autorité pour les températures mondiales annonce que 2014 devrait détrôner 2010 comme année la plus chaude jamais constatée depuis les premiers enregistrements en 1880.

Partout le thermomètre est en hausse

De janvier à octobre, tous les mois ont battu les records planétaires de chaleur. La température moyenne de la surface des terres et des océans a été supérieure de 0,68°C à la moyenne annuelle globale du 20e siècle qui s’élève à 14,1°C.

À l’exception de la Russie et de quelques rares zones océaniques, partout en octobre les températures ont été plus chaudes que la moyenne 1980-2010

Ces mesures viennent d’être confirmées le 3 décembre 2014 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). L’OMM arrive à un excédent de 0,57°C mais sa période de comparaison porte sur les décennies 1961-1990. « D’après les données provisoires dont on dispose pour 2014, le 21e siècle compte déjà 14 des 15 années les plus chaudes jamais observées, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. Le réchauffement du climat ne marque aucune pause ».

Si, en novembre, les États-Unis ont connu deux épisodes de froid très vif succédant à un mois d’octobre particulièrement chaud, les antipodes connaissent, elles, un printemps austral particulièrement torride. Ainsi, l’Australie a vécu le mois de novembre le plus caniculaire jamais vu avec des températures presque constamment supérieures au 30°C, des pointes à 40°C dans le Queensland et un record établi à 46,1°C en Nouvelle Galles du Sud.

Le Met Office anglais vient également d’annoncer un record probable pour les îles britanniques où les séries de mesures quotidiennes débutées en 1772 sont les plus anciennes au monde. Au Sénégal, pas de bilan annuel mais un rappel des trois dernières saisons écoulées confirme la tendance.

Ces températures exceptionnelles sont sans conteste attribuées à l’activité humaine. Les deux paramètres naturels des variations de températures –l’activité solaire et le phénomène El Nino – sont en effet dans des cycles très faibles. Ainsi, annoncé au printemps, le réchauffement des eaux de surface du Pacifique-ouest qui signe l’arrivée d’El Nino est en train de s’affaiblir. Celui-ci n’a donc eu cette année qu’une influence marginale sur les températures mondiales.

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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