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La pétition anti-Brexit approche les 2,5 millions de signatures

La pétition anti-Brexit approche les 2,5 millions de signatures

La pétition appelant le gouvernement britannique à renoncer à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en révoquant l’article 50 du Traité de l’UE approchait vendredi matin le cap des 2,5 millions de signatures.

Le site du Parlement britannique, qui héberge cette pétition, a « rencontré des difficultés techniques » à plusieurs reprises jeudi, en raison de « la charge importante et soutenue sur le système », a précisé un porte-parole de la Chambre des communes.

« Le gouvernement affirme de façon répétée que quitter l’UE est la volonté du peuple. Nous devons mettre fin à cette affirmation en prouvant la force du soutien public actuel pour rester dans l’UE », indique le texte accompagnant la pétition.

L’initiative a été lancée par Margaret Anne Georgiadou. « Pour beaucoup de gens, c’est maintenant ou jamais », a-t-elle expliqué sur la BBC, estimant que les militants pro-UE comme elle étaient « réduits au silence et ignorés » depuis le référendum de juin 2016 ayant décidé le Brexit par 52% des voix. La pétition est la troisième la plus populaire jamais enregistrée par le parlement britannique.

Beaucoup de célébrités, mais aussi des personnalités politiques – dont la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon -, l’ont relayée. Les députés britanniques n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur les modalités de la sortie de leur pays de l’UE, ce qui a poussé la Première ministre Theresa May à demander jeudi à Bruxelles un report du Brexit au 30 juin.

Les Européens, craignant une insécurité juridique pour le Parlement européen après les élections prévues en mai, n’ont pas accepté d’offrir ce délai à la dirigeante conservatrice. Ils lui ont par contre accordé deux autres options de report. La première consiste en un extension du Brexit au 22 mai à condition que les élus britanniques approuvent l’accord de retrait la semaine prochaine.

La seconde, en cas contraire ou d’absence de vote, est un report au 12 avril, échéance à laquelle le Royaume-Uni devrait présenter ses plans pour décider d’organiser ou non des élections européennes.

Selon une source de l’UE, le Royaume-Uni pourrait alors bénéficier d’un report jusque fin 2019. Après l’annonce de l’offre européenne, Mme May a souligné qu’il était plus que jamais temps pour les parlementaires britanniques de poser un choix. Elle a par ailleurs exclu l’idée de révoquer l’article 50, comme le demande la pétition, en rappelant que les citoyens s’étaient prononcés lors d’un référendum en 2016 pour une sortie de l’UE. 

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