Dakar-Echo

La hausse du pétrole a limité la croissance du trafic aérien mondial

La hausse du pétrole a limité la croissance du trafic aérien mondial

Les compagnies low-cost ont capté 36 % du trafic aérien en Europe.

Près de 4,3 milliards de passagers ont été transportés en 2018 par les compagnies aériennes à travers le monde. Cette forte progression, de 6,4 % sur un an, est cependant moindre que les années précédentes.

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ces bons résultats s’expliquent grâce aux performances des compagnies low-cost, qui ont transporté 1,3 milliard de personnes en 2018. Ces compagnies ont capté 36 % du trafic des passagers en Europe, où elles réalisent leur meilleure performance, devant l’Amérique latine (35 %), l’Amérique du Nord (30 %) et l’Asie-Pacifique (29 %).

La hausse du trafic aérien dans le monde en 2018 OACI
Plus largement, le trafic des passagers toutes compagnies confondues a progressé dans toutes les parties du monde : + 5,2 % en Amérique du Nord, + 7,3 % en Asie, + 6,7 % en Europe ou encore + 6,5 % en Afrique.

En France, le trafic des passagers a progressé de plus de 5 %, avec une hausse de 3,4 % pour les liaisons intérieures et de 5,6 % pour le trafic international.

Toutefois, ce développement a été plombé par la hausse d’environ 31 % de la facture de carburant pour les compagnies aériennes dans le monde.

Pour faire face à cette augmentation, les compagnies ont été globalement obligées de limiter les offres promotionnelles sur les billets à bas coût.

Malgré cette contrainte pétrolière, les compagnies aériennes se portent toujours bien. Les résultats d’exploitation en 2018 devraient être d’environ 49,6 milliards d’euros.

Le fret touché par le ralentissement économique
A l’inverse, après la forte accélération de la croissance du fret aérien lors de la reconstitution des stocks en 2017, le trafic de fret aérien n’a pas eu la croissance escomptée en 2018.

Mesuré en tonnes kilomètres fret (FTK), le fret aérien a progressé de 4,5 % en 2018, contre 9,5 % en 2017.

Selon l’OACI, ce résultat coïncide avec le ralentissement de l’économie mondiale et la baisse des importations et des exportations.

Un mouvement qui devrait se poursuivre en 2019 après les prévisions de la croissance mondiale revues à la baisse par la Banque mondiale. Le billet de 500 € vit ses dernières heures

Articles similaires

Laisser un commentaire