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La guerre en Ukraine pourrait engendrer une flambée de l’inflation dans le monde avertit l’OCDE

La guerre en Ukraine pourrait engendrer une flambée de l’inflation dans le monde avertit l’OCDE

Dans ses dernières prévisions de mercredi, l’organisation internationale a notamment doublé sa prévision d’inflation pour ses pays membres en 2022 à 8,5%.

Les conséquences de la guerre en Ukraine pourraient engendrer une flambée de l’inflation de 8,5% parmi les pays membres de l’OCDE en 2022, alerte l’organisation internationale dans ses dernières prévisions économiques mercredi, un niveau deux fois plus élevé que celui qu’elle anticipait en décembre.

La hausse des prix devrait ensuite ralentir en 2023, prévient l’OCDE, qui regroupe 38 pays développés à travers la planète, tout en mettant en garde contre une aggravation de ces perspectives en cas de nouveaux chocs économiques.

Une croissance mondiale pour 2022 abaissée à 3%
La croissance mondiale va fortement ressentir les conséquences de la guerre en Ukraine cette année, a également mis en garde l’organisation, faisant passer son anticipation de croissance à 3% contre 4,5% en décembre dernier.

Particulièrement affectée, la zone euro devrait enregistrer une hausse de 2,6% de son PIB contre 4,3% prévus précédemment, et la France par exemple une progression de 2,4% contre 4,2% imaginés en décembre par l’organisation internationale basée à Paris.

«Le monde paiera un lourd prix à la guerre russe contre l’Ukraine», a alerté la numéro deux et cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone, dans un texte introductif à ces prévisions intitulé «le prix de la guerre».

«Une crise humanitaire se déroule sous nos yeux, laissant des milliers de personnes décédées, forçant des millions de réfugiés à fuir leur foyer et menaçant une reprise économique qui était en chemin après deux années de pandémie», poursuit-elle.

Une facture qui change entre les zones géographiques
La facture de la guerre varie nettement selon les zones géographique: la zone euro voit sa prévision de croissance nettement réduite à 2,6% contre 4,3% en décembre, avec un plongeon pour l’Allemagne à 1,9% (-2,2 points) et la France à 2,4% (-1,8 point).

Le Royaume-Uni s’en sort plutôt bien cette année avec 3,6% anticipés (-1,1%) mais cale complètement à 0% concernant la prévision 2023, contre 2,1 anticipés auparavant.

Les États-Unis devraient quant à eux connaître en 2022 une croissance de 2,5%, contre 3,7% attendus en décembre, et la Chine de 4,4% (contre 5,1%).

Jugée encore «temporaire» en septembre 2021 par l’OCDE, l’inflation s’est nettement tendue avec la persistance des problèmes dans les chaînes d’approvisionnement et la flambée des prix sur l’énergie, les aliments et les métaux, à la suite de la guerre.

L’OCDE voit ces pressions s’apaiser l’an prochain mais prévient qu’au regard de l’incertitude ambiante, celles-ci pourraient encore s’aggraver. L’organisation cite en exemple un potentiel arrêt brutal des exportations russes de gaz en Europe, une poursuite de la hausse des prix de l’énergie ou des perturbations continues sur les chaînes d’approvisionnement.

Une inflation qui s’emballe pourrait entraîner des hausses brutales de taux d’intérêt par les banques centrales, menaçant d’autant plus une reprise économique déjà chancelante, craint l’organisation.

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