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La diffusion sur Internet d’images érotiques compromettantes devient passible de six ans de prison en Italie

La diffusion sur Internet d’images érotiques compromettantes devient passible de six ans de prison en Italie

La diffusion sur Internet d’images érotiques compromettantes devient passible de six ans de prison en Italie.

Les députés italiens ont adopté ce mardi à l’unanimité un amendement introduisant le délit dit de « revenge porn », terme couvrant la diffusion non sollicitée de photos et de vidéos érotiques compromettantes.

Le nouveau délit sera passible d’une peine pouvant aller d’un à six ans de réclusion, et de 5000 à 15 000 euros d’amende. L’amendement, présenté par le groupe d’opposition Forza Italia (parti de droite fondé par Silvio Berlusconi) fait partie d’un projet de loi dit « code rouge », qui introduit des modifications dans le code de procédure pénale en matière de protection des victimes de violences domestiques ou basées sur le genre.

Cette loi prévoit qu’une femme dénonçant des violences ou des menaces doit être entendue dans les trois jours par un magistrat.

Un amendement d’abord rejeté par la majorité
L’amendement avait été largement rejeté jeudi dernier par les deux partis majoritaires, le Mouvement 5 Étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), qui souhaitaient présenter un projet de loi spécifique sur la question.

Le rejet de cet amendement (également soutenu par la gauche) avait suscité une vive polémique dans l’assemblée et l’examen du texte avait dû être reporté après que les élues d’opposition, droite et gauche confondues, avaient occupé les bancs du gouvernement. Les débats ont repris ce mardi et le texte a finalement été voté par l’ensemble des forces politiques représentées.

«La raison l’a emporté»
« La raison l’a emporté. Si nous avons voté oui aujourd’hui, c’est uniquement grâce à la protestation des forces d’opposition. Fracturer le pays et le parlement sur la violence contre les femmes est inacceptable », a déclaré la députée de Forza Italia Mara Carfagna.

Un autre amendement porté par la Ligue, qui préconisait la castration chimique volontaire pour les auteurs de violences sexuelles, a lui été retiré par le parti d’extrême droite, son allié au gouvernement le M5S étant farouchement hostile au texte, même si ce genre de législation existe dans plusieurs pays européens.

Il prévoyait qu’une castration médicamenteuse, volontaire et réversible, puisse se substituer à une peine de prison pour une personne condamnée pour violences sexuelles.

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