Dakar-Echo

La Chine et l’Ethiopie suspendent les vols des Boeing 737 Max après le crash d’Ethiopian Airlines

La Chine et l’Ethiopie suspendent les vols des Boeing 737 Max après le crash d’Ethiopian Airlines

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a annoncé lundi qu’elle avait immobilisé tous ses Boeing 737 MAX au lendemain du crash d’un de ses appareils qui a fait 157 morts.

« Après le tragique accident du (vol) ET 302, Ethiopian Airlines a décidé d’immobiliser toute sa flotte de Boeing 737 MAX à dater d’hier 10 mars, jusqu’à nouvel ordre », annonce la compagnie aérienne détenue à 100 % par l’Ethiopie dans un communiqué diffusé sur Twitter.

L’enquête se poursuit ce lundi pour déterminer pourquoi le Boeing 737-800 MAX, livré courant 2018 à la compagnie Ethiopian Airlines, s’est écrasé dimanche au sud d’Addis Abeba.

C’est la deuxième fois en quelques mois que ce modèle de Boeing connaît une catastrophe. Le 29 octobre 2018, un Boeing 737-800 MAX appartenant à la compagnie indonésienne Lion Air s’était abîmé au large de l’Indonésie, faisant 189 morts. Une des boîtes noires avait pointé des problèmes d’indicateur de vitesse, un coup dur pour cet avion, version modernisée du best-seller 737.

Pour l’instant, en l’absence des boîtes noires de l’avion, difficile de savoir si un tel incident a pu se reproduire à nouveau. Le PDG d’Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam, a confirmé que l’enquête serait menée conjointement par des enquêteurs éthiopiens et américains. L’organisme américain chargé de la sécurité dans les transports (NTSB) a annoncé l’envoi d’une équipe d’inspecteurs chargés d’apporter leur aide dans l’enquête.

La Chine suspend aussi les vols des Boeing 737 Max
Pékin a demandé lundi aux compagnies aériennes chinoises de suspendre les vols de leurs Boeing 737 MAX 8. Leur utilisation pourra reprendre après confirmation par les autorités américaines et par Boeing « des mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols », a indiqué le Bureau chinois de l’aviation civile.

Le vol ET 302 avait décollé dimanche à 8 h 38 (6 h 38 en France) d’Addis Abeba et il a disparu des radars six minutes plus tard.

L’appareil était piloté par Yared Getachew (8 000 heures de vol à son actif) et avait fait l’objet d’une maintenance le 4 février.

En s’écrasant, l’avion a creusé un impressionnant cratère, labourant la terre sur des dizaines de mètres de longueur. L’avion s’est désintégré à l’impact : on ne distinguait plus la forme de l’appareil mais seulement des morceaux de carlingue éparpillés.

Selon un témoin, Tegegn Dechasa, « l’avion était déjà en feu lorsqu’il s’est écrasé au sol », « l’avion était déjà en flammes à l’arrière juste avant le crash ».

« L’avion semblait vouloir tenter d’atterrir dans un champ à proximité mais il s’est écrasé avant de l’atteindre », a expliqué un autre témoin, Sisay Gemechu, un fermier.

Les victimes du crash sont de 32 nationalités différentes, selon des chiffres provisoires de la compagnie. Celle-ci a notamment dénombré 32 Kényans, 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 8 Italiens, 8 Chinois, 8 Américains, 7 Français (le gouvernement français a lui fait état du décès de 9 Français), 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Allemands et 4 Indiens. Un passager voyageait avec un passeport onusien.

Articles similaires

Laisser un commentaire