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Koweit: Les proches de « Jihadi John » sous étroite surveillance

Koweit: Les proches de « Jihadi John » sous étroite surveillance

Récemment identifié, le terroriste britannique qui se cache sous le pseudo « Jihadi John » est activement recherché par la police. Ses proches viennent d’être placés sous surveillance, au Koweït.  

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On sait depuis le 26 février qui se cache sous le masque du bourreau « Jihadi John ». Il s’appellerait Mohammed Emwazi, serait âgé de 26 ans et aurait grandi à Londres. Il aurait néanmoins des « proches » au Koweit, son pays d’origine, que la police vient de placer sous « une étroite surveillance » . C’est en tout cas ce que rapporte dimanche le quotidien koweitien Al-Qabas.

Ces personnes, présentées comme des membres de la famille de Mohammed Emwazi, vivent et travaillent au Koweït et sont détenteurs, comme lui, de la nationalité britannique. « Les services de sécurité ont pris les mesures nécessaires pour les surveiller 24 heures sur 24 », a écrit Al-Qabas, en citant des « sources informées » sans préciser le nombre de proches concernés. 

Un autre quotidien, Al-Raï, a indiqué de son côté, en citant des sources des services de sécurité, que le père du djihadiste présumé, Jassem Abdelkarim, également de nationalité britannique, se trouve actuellement au Koweït et qu’il sera bientôt convoqué par les autorités.

Déjà connu de la police

Le djihadiste présumé a visité, depuis son départ en Grande-Bretagne, le Koweït à plusieurs reprises, dont la dernière en 2010. Arrivé le 18 janvier 2010, il est resté dans le pays jusqu’au 26 avril, a affirmé Al-Qabas. Il était alors arrivé en provenance des Emirats arabes unis et avait demandé un visa en utilisant son passeport britannique. Mais, en 2014, alors qu’il voulait de nouveau s’y rendre, Mohammed Emwazi avait été interdit d’entrer au Koweït après que son nom a été lié à es réseaux »terroristes » en Grande-Bretagne.

En effet, le quotidien britannique le Daily Telegraph affirme que le djihadiste était connu des services de police depuis six ans, déjà, lorsqu’il avait tenté de rejoindre un groupe terroriste en Somalie. Il serait alors clairement passé entre les mailles du filet. Par ailleurs, le Guardian affirme de son côté que Mohammed Emwazi aurait eu des conversations téléphoniques avec Hussein Osman, condamné à la perpétuité pour avoir placé une bombe dans le métro de Londres en 2005, le jour de l’attaque.

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