Dakar-Echo

Khaled, indésirable à Paris adulé à Dakar

khaledLe chanteur algérien qui s’est produit samedi à l’occasion de l’ouverture du XVe sommet de la Francophonie, est un homme indésirable en France. Parce qu’il est insolvable, selon des médias français.

Le chanteur algérien, Khaled, a été l’un des artistes qui ont eu le privilège de chanter devant une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Mais, certains observateurs présents au XVe sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie, ont été gagnés par une réelle incompréhension.

Et pour cause, au regard du thème du sommet de la Francophonie «Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement», des hôtes, notamment venus de la France, se sont demandé si l’Algérien méritait cet honneur qu’on lui a fait, samedi, devant un parterre de chefs d’Etat.

Depuis la fin des années 90, l’histoire de Khaled est parsemée d’ennuis judiciaires, liés à la protection et à l’éducation de son «enfant» et du respect des droits de la femme.
 
L’histoire remonte en 1996 quand Karima Benkaina, son ancienne compagne de 1986 à 1994, réclame au «roi du raï» le versement d’une pension alimentaire. Selon des médias français, le chanteur qui a quitté la jeune femme fin 1994, quelques mois avant qu’elle ne mette au monde un petit garçon, Anyss, en juin 1995, a toujours refusé de reconnaître l’enfant, «évitant» même de recourir à des expertises Adn, comme le lui avait proposé à l’époque le juge.

La presse française ajoute qu’à deux reprises, la justice avait donné raison à Karima Benkaina. Le 12 octobre 1998, le tribunal de grande instance de Créteil avait conclu que Khaled était bel et bien le père de l’enfant, le condamnant même au versement d’une pension mensuelle de 530 euros.

Devant la passivité du chanteur, la cour d’appel de Paris décida, quelques mois plus tard, de«saler» le montant de la pension en la fixant à 1 500 euros ; une somme à verser rétroactivement au jour du lancement de l’action en justice par son ancienne campagne, le 1er août 1996.

Peu pressé d’exécuter ces décisions de justice, Khaled fut une nouvelle fois condamné, le 9 mai 2001 par le tribunal correctionnel de Nanterre, à deux mois de prison avec sursis pour «non paiement de la contribution à l’entretien et à l’éducation» de l’enfant. 

La cour d’appel a même transformé en prison ferme les deux mois avec sursis, Khaled n’ayant toujours pas honoré ses obligations. Selon la presse française, le chanteur algérien reste toujours insolvable, et même est indésirable en France.

B. MBALLO

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