Dakar-Echo

Ken Bugul plaide pour une véritable promotion du livre

ken_bugulL’écrivain Ken Bugul plaide pour  »une véritable promotion du livre » au Sénégal par la subvention afin de le mettre à la disposition des jeunes générations pour leur permettre d’avoir un bon niveau dans les études.

‘’Je profite de la présence du directeur du livre pour demander une véritable promotion du livre et l’Etat doit subventionner l’édition’’, a dit Ken Bugul marraine de la quatrième édition de la fête internationale du livre organisée, jeudi, par le Cercle des écrivains et poètes de Saint-Louis (CEPS).

[youtube]http://youtu.be/9Hb2gcYKf7U[/youtube]

L’écrivain a déploré  »l’état lamentable des maisons d’édition » comme les Nouvelles éditions africaines (NEA) qui ont pourtant permis à la littérature sénégalaise de disposer de chefs d’œuvre comme ‘’Une si longue lettre, ‘’Un baobab fou’’ ainsi que bien d’autres succès littéraires.

‘’Le livre est plus important que les auteurs et il faut faire sa promotion et non l’inverse puisqu’il le survit’’, a dit Ken Bugul, estimant que ‘’l’Etat doit prendre des mesures pour que le livre puisse être disponible dans les bibliothèques des écoles occupées par la poussière’’.

Pour elle, l’Etat doit acheter au minimum 500 livres de chaque auteur pour les mettre à la disposition des établissements scolaires permettant du même coup aux écrivains de vivre de leur art et aux élèves de disposer d’outils didactiques.

[youtube]http://youtu.be/sCW83tS5eKs[/youtube]

Au nom de la diversité culturelle et du souci de relever le niveau jugé très bas des élèves ainsi que des enseignants comparativement à l’ancienne génération, le livre doit être promu par ces mesures incitatives, selon elle.

Elle a affirme que les domaines de l’édition et de la diffusion doivent suivre cette politique promotionnelle pour qu’elle soit efficace et atteindre les objectifs de rendre disponible le livre qui est selon elle un outil qui permet de transmettre le savoir.

 »Pour être un bon écrivain, il faut beaucoup lire », a dit Ken Bugul insistant sur le rôle d’éveilleur de conscience de son peuple que joue l’écrivain.

Elle a remercié le CEPS pour l’honneur qu’il lui fait en lui permettant de revenir à Saint-Louis après une absence de plus de trente ans. ‘’J’ai mes racines dans le Walo et le Gandiol mais je suis née dans le Ndoucoumane que j’évoque très souvent dans mes livres’’, a dit Ken Bugul.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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