Dakar-Echo

#JeSuisCharlie, trois mots pour symboliser l’émotion d’une planète

news_du_monde_charlie_hebdoLe slogan spontané créé une heure après l’attentat qui a frappé Charlie Hebdo a un retentissement mondial. Son auteur, un journaliste et graphiste parisien, a cédé les droits sur son image.

Dans un tweet, dix tweets, deux millions deux cent mille tweets, sur les photos de profil de milliers de personnes, sur les pages de soutien et les sites d’information puis dans la rue, sur les pancartes, les affiches, les frontons, les panneaux d’affichage et dans les cris, sur les dalles de la Place de la République à Paris et dans les villes du monde entier, et, ce matin, imprimés sur les journaux en France et ailleurs, ces mots, cette image: «Je suis Charlie».

Ces trois mots ont fait leur apparition mercredi, à 12 h 52, publiés dans une image sur Twitter par Joachim Roncin, journaliste et directeur artistique pour le magazine Stylist. Quelques minutes plus tard, l’image devient un hashtag, #JesuisCharlie.

L’effet boule de neige de l’illustration a été d’une rapidité inédite et a participé au sentiment d’indignation et d’union qui règne en France et dans le reste du monde, au lendemain de l’attentat qui a frappé la rédaction de Charlie Hebdo.

D’innombrables personnalités ont repris ce slogan, scandé dans tous les rassemblements spontanés d’hier soir. Le site internet de l’hebdomadaire lui-même renvoie vers un document imprimable affichant le slogan en plusieurs langues.

USA Today, le journal le plus diffusé aux États-Unis, a mis ce slogan en français sur sa une. Il l’a également comparé aux «Nous sommes tous Américains», publié dans Le Monde au lendemain des attaques du 11-Septembre 2001. De nombreuses rédactions ont interrompu leur travail pour brandir l’affiche sur des photographies de groupe.

L’image libre de droits

Joachim Roncin, l’auteur de l’image est, comme on peut l’imaginer, dépassé par les évènements. Sollicité par de nombreux médias, il déclare «ne pas avoir envie de s’associer à toute récupération». Le 7 janvier au soir, il déclarait à l’AFP qu’il trouvait «bizarre» d’être devenu «une sorte de représentant de l’effroi».

Sur Twitter, lui et d’autres internautes mettent à disposition l’image sous différents formats et en différentes langues. Joachim Roncin ne réclame pour autant ni droit ni crédit sur son illustration. Une décision louable, mais avec un revers de la médaille sordide: certains se sont déjà emparés du logo pour vendre des T-shirts et des Sweat-shirts.

Le monde artistique, du sport et le monde politique se sont également ralliés autour du monde derrière ce slogan spontané. Le premier ministre Manuel Valls en a fait sa photo de profil de Twitter, à l’image de plusieurs ambassades étrangères en France.

L’ambassade française aux États-Unis a imprimé ce logo en très grand format pour l’afficher sur son portail. La liste est infinie, et, comme l’indique ce tweet, elle se prolongera vraisemblablement sur les registres de naissance.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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