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Jair Bolsonaro, le président du Brésil investi ce mardi 1er janvier

Jair Bolsonaro, le président du Brésil investi ce mardi 1er janvier

Jair Bolsonaro a été investi président du Brésil, ce mardi 1er janvier. L’investiture a commencé sous très haute sécurité. Le candidat d’extrême droite, 63 ans, s’est fait élire avec 55 % des suffrages le 28 octobre.

Jair Bolsonaro a été intronisé ce mardi président du Brésil lors d’une cérémonie officielle à Brasilia, plus de deux mois après avoir remporté l’élection avec un programme d’extrême droite face à la gauche, à l’issue d’une campagne qui a divisé les Brésiliens.

Dans son premier discours de président, il a appelé à un « pacte national » pour « libérer définitivement » le Brésil « du joug de la corruption, de la criminalité, de l’irresponsabilité économique et du carcan idéologique ». Il a aussi préconisé « un vrai pacte national entre la société et les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire » lors de ce bref discours devant le Congrès à Brasilia, où il est devenu officiellement le 38e président de la première puissance d’Amérique Latine.

Le Président élu du Brésil, Jair Bolsonaro, fait signe au Congrès avant de prendre sa fonction de nouveau président du Brésil, à Brasilia, ce mardi 1er janvier.

L’ancien capitaine de l’armée a promis une rupture radicale avec des décennies de politique de gauche et de centre droit dans la première puissance d’Amérique latine, se présentant comme l’homme fort capable d’éradiquer la violence et la corruption endémiques au Brésil et de redresser l’économie.

Une série de réformes devrait rapidement être lancée
Avant de signer un registre officiel à la Chambre des Députés lors d’une cérémonie boycottée par la gauche, le président Bolsonaro a prêté serment, s’engageant à « défendre et appliquer la Constitution » tout en œuvrant pour « l’Union, l’intégrité et l’indépendance du Brésil ». Le vice-président, le général Hamilton Mourao, lui aussi investi mardi, a prêté le même serment.

Le nouveau président s’est ensuite rendu au Palais du Planalto, où il a reçu des mains de son prédécesseur Michel Temer l’écharpe présidentielle, une pièce de soie jaune et verte, sertie d’or et de diamants. Il devait prononcer ensuite un deuxième discours, devant le peuple.

Jair Bolsonaro, dont la carrière politique se limite à 27 ans de députation sans autre relief que ses outrances verbales, n’a pas fait mystère de sa volonté de renverser la table pour sortir le Brésil de ses crises multiples. Lundi, il a déclaré à la chaîne Record TV qu’il allait « mettre en place une politique totalement différente de ce qui a amené le Brésil à la corruption et à l’inefficacité ». « Nous avons l’intention de changer le destin de notre Brésil », a-t-il tweeté juste avant la cérémonie mardi, demandant au peuple « son soutien indispensable ».

Le capitaine de réserve devrait lancer au pas de course une série de réformes pour inaugurer son mandat de quatre ans à la tête de la première puissance d’Amérique latine, en remplacement du conservateur Michel Temer.

Premier chef d’État d’extrême droite jamais arrivé au pouvoir au Brésil par les urnes, Jair Bolsonaro a suscité énormément d’attentes avec ses promesses de redresser une économie atone et de mater la corruption et la violence qui désespèrent les 208 millions de Brésiliens.

Mais son arrivée à la tête du pays suscite aussi de nombreuses inquiétudes, notamment en matière de respect des valeurs démocratiques, des minorités, des alliances avec les partenaires traditionnels du Brésil et de protection de l’environnement.

Une investiture sous très haute sécurité
Son investiture a commencé sous très haute sécurité à Brasilia, où même les parapluies ont été interdits. L’impressionnant dispositif comprend outre de nombreux check-points pour la foule, un système antimissile, 20 avions de chasse mobilisés et la fermeture de l’espace aérien. « Pour votre sécurité, des tireurs d’élite ont été placés à des endroits stratégiques, ainsi que des agents spécialisés en défense chimique, radiologique ou nucléaire », avertissaient des haut-parleurs placés sur des jeeps militaires circulant dans Brasilia.

Jair Bolsonaro a frôlé la mort lors d’un attentat à l’arme blanche en plein bain de foule le 6 septembre 2018 et a depuis limité les sorties publiques. Au moins 250 000 personnes venues de tout le pays étaient attendues sur l’Esplanade des ministères, un lieu emblématique où sont concentrés tous les pouvoirs de Brasilia, au cœur de la capitale futuriste sortie de l’imagination de l’architecte Oscar Niemeyer et de l’urbaniste Lucio Costa au début des années 1960.

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