Dakar-Echo

Il menace les parents de sa copine qui voulaient le trahir

aftuQui disait que l’amour faisait perdre la tête? Eh bien, laissezmoi vous dire qu’il n’a pas tout à fait tort. J’en suis davantage convaincu, surtout après la conversation que j’ai entendue entre deux jeunes hommes dans le Tata. Ma princesse orientale de Keur Mbaye Fall m’avait, pourtant, imploré de ne plus prendre les AFTU, vu mon âge. Mais, que faire ?

La bouyeul carbure au super, et là, c’est cher, malgré la baisse des prix du carburant. C’est justement ces petites histoires cocasses qui font que je ne peux pas me passer des Aftu et autres transports en commun. Heureusement que ma gnaarel en a conscience. Et donc, elle me comprend à chaque fois.

Budee jonge rek, elle en a à revendre. Elle n’hésite pas à sortir tout son arsenal de séduction pour me faire changer d’avis. Et Dieu sait si elle en a ! Mais quand je tiens à une chose, elle m’y encourage. Euskeuy waay maa fi gën jek ! J’ai envie de dire que je suis le plus heureux des hommes. Puisque catt dafa gaaw, je me garderai de le dire.

Entre parenthèses, il faut que je vous raconte ce qui m’est arrivé avec un taximan. J’avoue que c’est une raison de plus de «détester» ces chauffeurs de jaune et noir. Ah weuy, d’ailleurs si j’aime tellement les «Ndiaga Ndiaye» et autres cars rapides et Aftu, c’est parce que leurs conducteurs n’ont pas mille et un jikko (habitudes).

Retenez votre souffle, votre serviteur a failli en venir aux mains avec le taximan à cause d’une histoire de monnaie. Dire que je l’ai laissé partir. Je regrette parce qu’avec toutes mes relations et connaissances, j’aurai dû lui infliger une bonne correction.

Mon seul tort a été de lui demander gentiment de me chercher la monnaie, parce qu’on était dans une station d’essence. Il m’a craché à la figure, sans même me laisser terminer ma phrase : «hé, trouvez-vous vous-même de la monnaie, je n’ai nullement l’intention de sortir de la voiture parce qu’il pleut ni rek ngeen di deff au lieu de chercher de la monnaie avant de monter dans nos taxis, vous nous retardez toujours».

Mais, je l’ai « freiné » en lui faisant comprendre que ce n’était pas pour payer mon transport. Il s’est mis dans tous ses états quand je lui ai dit mes quatre vérités.

Pour en revenir à notre bonhomme, je dirais qu’il a eu raison de faire ce qu’il a fait. Parce qu’en amour, tous les moyens, – pour ne pas dire tous les coups -, sont bons pour atteindre son objectif si c’est celui du mariage.

Ce qui est le cas du jeune homme en question. Il avait pris la ligne 48 (axe cité Serigne Mansour à Rufisque-Lat Dior à Dakar) tout comme votre serviteur. Je me rendais naturellement chez gnaarel xaritu jëkërëm. Sans le vouloir, j’ai écouté la conversation entre les deux jeunes.

L’un racontait à l’autre l’issue de son histoire. Ils semblent, d’ailleurs, être de sacrés complices. «Ce que tu ne sais pas, c’est qu’avant cette histoire-là, j’en ai vécu une autre. Mo tax bi yoon mu jaralma luneek. Pour la première fois, c’était pire parce que les parents de ma copine l’ont mariée sans que je n’en sache rien.

Mann daal je priai lorsqu’une des amies de ma mère a annoncé la mauvaise nouvelle», narre le gosse à son ami. Je suis sûr qu’il y en a qui se plaignent pour dire que paa bi dafa mëneu tourner autour du pot au lieu de passer à l’essentiel. Soit. Mais c’est juste pour pousser votre curiosité à bout. Donc, je disais que l’autre gosse tenait absolument à connaître la suite de l’affaire de son ami. Tout comme votre serviteur.

Le garçon poursuit : «Je te jure que j’ai interrompu la prière lorsque la dame a demandé à ma mère si elle avait su pour le mariage de la fille de leur amie commune. Je suis parti chercher la fille dans tout le quartier. Je suis resté assis devant la porte de sa maison jusqu’à ce qu’elle arrive.

Je l’ai presque giflée lorsqu’elle s’est présentée devant moi en pleurs, en me déclarant que c’est son père qui l’a donnée en mariage sans son consentement. Finalement, je suis parti, la mort dans l’âme».

On dit souvent que ku ndobinn rey sa maam soo gissee lu gnuul daw. C’est ce qui est arrivé à notre bonhomme qui l’a très bien compris. Tenez-vous bien : quand on a voulu lui rejouer le même tour, il est allé menacer directement les parents de sa fiancée. Voilà ce qu’il leur a dit : «J’ai entendu que vous comptez donner en mariage ma fiancée.

Vous oubliez qu’on est sorti pendant onze ans ? Si vous le faites, je vous préviens qu’aucun d’entre vous ne s’en tirera. Dinaa lèn sanni ay xeer, je vous casserai, tous, la tête par des coups de pierres».

Finalement, on lui a demandé d’envoyer ses parents pour sceller le mariage.

Mbaye MANE –Victime de la mobilité urbaine

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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