Dakar-Echo

Grève des étudiants et du CUSEMS

coudLes étudiants de la formation à distance de la Faculté de droit de l’UCAD ont bloqué l’avenue Cheikh Anta Diop, hier, dans la matinée. “Après notre orientation au mois de mai et notre inscription administrative au mois de juin 2013, cela fait plus de treize mois que nous n’avons pas fait cours.

Les leçons ont été balancées dans la plate-forme la semaine passée et les TD y ont été envoyés dans le même temps. L’étudiant qui n’a pas de machine, ni de clé, va être balayé.

On a compris que le système de l’enseignement à distance est venu pour nous faire chuter”, dénonce Moussa Dramé, président du collectif des étudiants de l’enseignement à distance de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD.

Les autorités ont promis aux 2 285 étudiants envoyés à l’enseignement à distance “des ordinateurs, des clés de connexion et une somme forfaitaire pour les tirages” afin qu’ils soient dans les mêmes conditions que les étudiants de l’Université.

“Depuis que nous avons été orientés au mois de mai, on ne nous a donné que des ordinateurs. Tous les étudiants du Sénégal ont eu des subventions pour les machines, mais pour les deux catégories d’ordinateurs, il faut payer plus : 80 000 au lieu de 40 000 FCFA.

Les clés de connexion ne sont toujours pas disponibles”, poursuit Moussa Dramé. Ces étudiants déplorent aussi les rendezvous manqués du ministre Mary Teuw Niane qui, après avoir reçu leur plate-forme revendicative, “a annulé les rencontres du 3, 9 et 16 décembre, au moment où les professeurs ont envoyé des leçons dans la plate-forme et que les TD doivent être rendus d’ici à lundi, sans clés et sans ordinateurs, pour certains”.

Les manifestants dont certains ont décroché le Bac S1, S2, G, T orientés à la Faculté de droit dans l’enseignement à distance, promettent de durcir le combat aujourd’hui si les autorités ne réagissent pas.

GRÈVE CUSEMS
Décidément, les mouvements d’humeur sont à la mode. Après l’expiration du préavis de grève, le 12 décembre passé, les membres du Cadre unitaire des syndicats de l’élémentaire et du moyen secondaire (CUSEMS) ont déserté les classes, hier, après le débrayage d’avant-hier, mardi.

“Ce mouvement était juste pour alerter l’opinion sur les manoeuvres dilatoires du Gouvernement, le non-respect de ses engagements après la rencontre avec le ministre de l’Éducation nationale”, déclare Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du CUSEMS, au bout du téléphone.

Le syndicat réclame une révision du système de motivation, de rémunération des agents de l’État, la correction des écarts salariaux, le doublement des indemnités compensatoires.

Le syndicat dénonce la lenteur d’exécution dont fait montre le ministère de l’Éducation nationale. “Alors que, dans le protocole de 2014, on avait prévu la publication des résultats du système de motivation en fin décembre, on nous apprend que les autorités ont commencé à y travailler avant-hier”, souligne M. Ndoye.

Le retard dans la délivrance des actes de reclassement, la remise en question de la gestion démocratique du personnel enseignant, les lenteurs administratives dans les projets de matricule, le statut de décisionnaire qui frappe les enseignants au-delà de 35 ans, sont aussi évoqués par le secrétaire général du CUSEMS comme motifs de ce mouvement d’humeur.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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