Dakar-Echo

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur français se rendra en Afrique du 14 au 18 mars 2018.

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur français se rendra en Afrique du 14 au 18 mars 2018.

Il débutera son déplacement en Algérie, où il ouvrira, conjointement avec son homologue algérien, le ministre de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, M. Noureddine Bedoui, un séminaire des préfets français et des walis algériens, témoignage de l’étroite coopération franco-algérienne en matière de gouvernance.

Outre la rencontre bilatérale avec M. Bedoui, ce déplacement sera également l’occasion d’entretiens avec le Premier Ministre M. Ahmed Ouyahia et le ministre des affaires religieuses et des Waqfs, M. Mohamed Aissa.

Ces entretiens permettront de rappeler le partenariat étroit qui unit l’Algérie et la France, notamment sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, ainsi que sur les enjeux migratoires.

Gérard Collomb se rendra ensuite au Niger pour participer à la réunion des ministres de l’Intérieur, et des ministres des affaires étrangères, sur la coordination pour la lutte contre les réseaux de trafiquants de migrants, à l’invitation du Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses du Niger, M. Mohamed Bazoum.

Cette rencontre réunira les représentants du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina-Faso, de Mauritanie, de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Sénégal, de Libye, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne et de la France. Elle s’inscrit dans la continuité de l’action internationale de la France pour lutter contre les flux migratoires irréguliers initiée lors du Sommet de l’Élysée du 28 août 2017, et poursuivie lors du Sommet Union africaine-Union européenne du 29 novembre à Abidjan.

Face à l’ampleur des défis migratoires que connaît l’Europe, l’action de la France pour maîtriser les flux migratoires irréguliers et garantir le droit d’asile se décline au niveau national, européen, et international. Depuis son arrivée en fonctions en mai 2017, le Gouvernement s’est attelé à réformer en profondeur sa politique migratoire à l’échelle nationale. Cette action ne peut toutefois être pensée indépendamment de l’action conduite en coordination avec nos partenaires européens, ainsi qu’avec les États de départ et de transit des flux migratoires irréguliers.

Une approche en partenariat avec les États de départ et de transit pour maîtriser l’immigration irrégulière est indispensable. C’est l’esprit des pactes migratoires mis en place par l’UE dans le contexte du Sommet de la Valette de novembre 2015, qui visent à renforcer l’appui de l’UE aux pays d’origine des flux migratoires, tout en assurant une mobilisation accrue de leur part pour la lutte contre l’immigration irrégulière.

Cela passe notamment par une lutte résolue contre les réseaux de trafiquants de migrants, qui est l’objet de la conférence ministérielle de Niamey. Lors de son déplacement à l’Office Central pour la Répression de l’Immigration irrégulière et de l’Emploi d’Étrangers (OCRIEST), Gérard Collomb avait déclaré «une guerre sans relâche aux passeurs, criminels exploitant la misère ». Pour mémoire, 303 filières ont été démantelées en France en 2017, pour partie des filières d’acheminement (la France est un pays de transit) et pour partie des filières de maintien (la France est le pays de destination).

Ce déplacement sera donc également l’occasion de démontrer le partenariat efficace de la France et du Niger en matière de lutte contre les réseaux de trafiquants d’êtres humains, et d’exprimer l’appui de la France à l’action déterminée engagée à cet égard par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum.

Accompagné d’une délégation de parlementaires, Gérard Collomb se rendra enfin au centre du Niger, à Agadez, longtemps point de passage principal des routes migratoires irrégulières vers la Libye et les côtes italiennes. L’action déterminée des autorités nigériennes a permis d’y lutter efficacement contre les flux migratoires irréguliers.

Ce déplacement permettra notamment de rencontrer deux acteurs majeurs en appui de l’action du Niger : la mission de police de l’UE « Eucap Sahel Niger », qui contribue à la formation des forces de sécurité intérieure du Niger, et l’Organisation internationale des migrations (OIM), dont le ministre visitera un centre de transit, qui accompagne les retours volontaires de migrants vers leurs pays d’origine.

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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