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Evasion de masse dans une prison de haute sécurité au Brésil

Evasion de masse dans une prison de haute sécurité au Brésil

Sao Paulo – Au moins 105 détenus d’une prison de haute sécurité de l’Etat de Paraiba, dans le nord-est du Brésil, se sont évadés tôt lundi après un assaut depuis l’extérieur de complices lourdement armés qui a fait un mort, ont annoncé les autorités locales.

D’après l’administration pénitentiaire de Paraiba (Seap), 41 prisonniers avaient été capturés lundi à la mi-journée dans cette ville de 700.000 habitants quadrillée par la police et où plusieurs écoles et centres médicaux sont restés fermés par mesure de sécurité.

« Des hommes lourdement armés ont forcé l’entrée principale (de la prison) après un échange de tirs avec des agents pénitentiaires et des policiers », a expliqué la Seap dans un communiqué.

Une vingtaine d’assaillants ont fait irruption à bord de quatre véhicules et ont fait feu contre les miradors, avant de faire sauter la porte d’entrée à l’aide d’explosifs, a précisé la Seap.

Un policier a été atteint dans les échanges de tirs et est décédé quelques heures plus tard.

Les prisons brésiliennes connaissent de fréquentes évasions et ce n’est pas la première fois que des bandes armées en font sauter des portes à l’explosif.

Au moment de la fuite, 680 détenus se trouvaient dans la prison Romeu Gonçalves, située près de Joao Pessoa, capitale de l’Etat de Paraiba, un des plus pauvres du Brésil. La capacité officielle de l’établissement est de 660 places.

Le Brésil compte la troisième population carcérale du monde, avec 726.712 détenus recensés en juin 2016, soit quasiment deux fois plus que le nombre de places dans les prisons du pays.

En décembre, le ministre de la Défense Raul Jungmann avait reconnu que « la moitié de la population carcérale (était) armée », ce qui crée une « situation absurde et incompréhensible ».

Les établissements pénitentiaires, dont beaucoup sont contrôlées par les grandes factions du crime organisé, sont régulièrement aussi le théâtre de mutineries ou d’affrontements sanglants.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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