Dakar-Echo

Etude: Les violences djihadistes tuent plus qu’Ebola

Le djihad a fait presque autant de morts en un mois que la fièvre hémorragique en un an.

Cinq mille quarante-deux morts. C’est le nombre de victimes qu’auraient faites les violences djihadistes à travers le monde pour le seul mois de novembre, selon une étude de la BBC révélée hier. Ce fléau aurait tué presque autant que la fièvre Ebola – 6300 personnes – depuis le début de l’épidémie, en janvier dernier.

L’enquête de la BBC, coordonnée avec le Centre international pour l’étude de la radicalisation et la violence politique (ICSR) basé au King’s College de Londres, a enregistré un total de 664 attaques dans quatorze pays.

Les tactiques djihadistes? Fusillades, décapitations, embuscades, bombardements et surtout attentats suicides, relève le rapport. L’Irak arrive en tête de liste des régions les plus touchées, suivi par le Nigeria, l’Afghanistan et la Syrie. Ces quatre Etats totalisent 80% des victimes recensées.

Selon cette étude, au mois de novembre, 170 personnes ont succombé quotidiennement des suites de la violence attribuée à Al-Qaida, à ses différentes branches et aux groupes qui souscrivent à une idéologie similaire.

Ce qui représente au total près de deux fois le nombre d’individus tués dans les attentats du 11 septembre 2001. A noter que le groupe Etat islamique (Daech), nouveau leader du djihad international opérant en Irak et en Syrie, est à lui seul responsable de plus de 2000 morts.

Par ailleurs, «plus de 60% des décès ont été causés par des groupes djihadistes qui ne sont pas officiellement liés avec Al-Qaida», précise par ailleurs Peter Neumann, le directeur de l’ICSR.

Le plus grand nombre d’attaques et de morts a été enregistré en Irak. Le Nigeria, avec les islamistes de Boko Haram, arrive en deuxième position de ce sinistre hit-parade.

La violence des talibans place quant à elle l’Afghanistan sur la troisième place du «podium». Des centaines de personnes ont en outre été tuées par des fanatiques au Yémen, en Somalie et au Pakistan.

Plus de la moitié des victimes de ces crimes sont des civils et l’immense majorité est musulmane, indique encore ce rapport.

 

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