Dakar-Echo

Entre promesses et réalisations de Macky: le compte n’y est pas

DSC_0462Le Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) dresse un bilan relativement «négatif» des trois années de gouvernance du régime de Macky Sall.

En conférence de presse organisée hier, lundi 12 janvier, à la permanence du Parti démocratique sénégalais (PDS), Mamadou Diop Decroix et compagnie ont déploré le «grand fossé » entre les promesses et les réalisations de Macky Sall depuis 2012. Ils ont ainsi annoncé des actions de masse pour amener le chef de l’Etat à respecter ses engagements vis-à-vis du peuple sénégalais.

Près de deux semaines après la sortie du chef de l’Etat sur la situation nationale, lors de son adresse à la nation du 31 décembre, c’est au tour du Front patriotique pour la défense de la république (Fpdr) de passer en revue les grandes questions qui ont pu préoccuper et agiter le quotidien des Sénégalais au cours de l’année écoulée.

Lors d’une conférence de presse tenue hier, lundi 12 janvier à la permanence Oumar Lamine Badji du Parti démocratique sénégalais (Pds), Mamadou Diop Decroix et compagnie ont pris le contrepied du discours de fin d’année du président de la République.

Pour ces membres de l’opposition, «le Sénégal, globalement, n’est pas encore, tant s’en faut, dans la trajectoire du mieux-être, de plus de libertés et de plus de sécurité pour ses populations». Qui plus est, selon eux, le bilan des trois ans de gouvernance de Macky Sall à la tête du Sénégal est relativement «négatif», contrairement à ce que veut faire croire le chef de l’Etat.

Pour Decroix et cie, un «grand fossé sépare les promesses et réalisations de Macky Sall depuis son accession à la tête du pays.

«Dans trois mois, le Président Sall bouclera trois (3) ans à la tête de l’Etat sans pouvoir apporter le moindre début de réponse à aucune des demandes pour lesquelles les Sénégalais l’avaient élu.

Ses sempiternels discours/promesses n’amusent même plus la galerie. S’agissant de son dernier slogan, «le temps de l’action», il résume à lui tout seul le bilan d’échec de ses trois années de gouvernance.

Autrement dit, depuis trois ans que Macky Sall est à la tête de notre pays, c’est seulement maintenant qu’est venu le temps de l’action. Les Sénégalais jugeront, ou du moins, ils ont déjà jugé et se sont détournés», a expliqué le coordonnateur du front, Mamadou Diop Decroix.

Avant d’ajouter par ailleurs que «Macky Sall compte gouverner et obtenir un deuxième mandat sur la base de simples promesses, exactement comme il l’a fait en 2012 alors qu’il ne gérait pas l’Etat».

ABSENCE DE CAP DE MACKY
Poursuivant son propos, le leader de Aj/Pads And-Jëf a souligné par ailleurs avoir constaté une absence totale de vision du chef de l’Etat et de son gouvernement dans la gestion de certains dossiers comme celui de la Casamance, la dette publique du Sénégal, l’agriculture, la pêche, l’école, voire l’emploi.

Il en est de même, selon lui, pour ce qui concerne le transport, le front social, les bourses familiales et la couverture maladie universelle ou encore les malades mentaux errants, le soutien à l’économie et la bonne gouvernance.

«En décembre 2014, tandis qu’il déclarait encourager les facilitateurs du dialogue avec le Mfdc à poursuivre leurs louables efforts, pour bâtir, sur le socle des progrès appréciables déjà réalisés, les fondements d’une paix durable en région naturelle de Casamance », Salif Sadio, un des leaders les plus influents du maquis accusait Macky Sall de vouloir anéantir son mouvement.

Où sont donc les progrès notables déjà réalisés ?», s’est questionné Mamadou Diop Decroix. Et le responsable politique de marteler que «le Front exige la lumière sur la situation en Casamance. Après trois décennies de silence, on négocie, les Sénégalais veulent enfin savoir».

Lors de ce face-à-face avec les journalistes, le Fdpr a également interpellé le chef de l’Etat sur les 30.000 ha de domaines agricoles communautaires (Dac) promis en décembre 2013 ainsi que les 1000 tracteurs pour la modernisation de l’agriculture comme les 70.000 emplois/an promis dans le programme Yoonu Yokkuté.

«En 2013, alors que nous devrions être à 140.000 emplois créés, nous nous sommes retrouvés plutôt avec 376 entreprises fermées. Ce qu’évidemment, les maigres recrutements dans la fonction publique et l’Agence de la sécurité de proximité ne pouvaient combler», a soutenu le coordonnateur du front.

Pour lui, le chef de l’Etat doit respecter ses engagements vis-à-vis du peuple sénégalais dans le cadre du programme Yoonu Yokkuté dont on n’entend même plus parler.

«A l’époque, il avait fait des promesses au peuple sénégalais. Alors, il faudrait qu’il les respecte en donnant de l’emploi aux jeunes, en développant l’agriculture, en gérant la crise scolaire»

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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