Dakar-Echo

Durcissement des conditions de détention de Khalifa Sall : Ismaïla Madior Fall s’en lave les mains

Durcissement des conditions de détention de Khalifa Sall : Ismaïla Madior Fall s’en lave les mains

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux a enfin réagi face aux accusations dont il a fait l’objet ces derniers jours à propos de Khalifa Sall.

Dans sa page Facebook, Ismaïla Madior Fall s’en justifié en soutenant qu’il n’y a pas de mesures de durcissement des conditions de détention de l’ex-député et ancien maire de Dakar, Khalifa Sall.

« Depuis quelques temps, on accuse le ministère de la Justice d’être à l’origine du durcissement des conditions de visite de Monsieur Khalifa Ababacar SALL. Je précise que le ministre de la Justice, encore moins le parquet n’a compétence à prendre une telle décision » a réagi d’emblée Ismaïla Madior Fall sur sa page Facebook.

Précisant sa pensée, le Ministre de la Justice garde des Sceaux de poursuivre : « C’est le juge de l’application des peines qui a pris cette décision qui date du 11 février. Il faut poser la question à tous ceux qui vont rendre visite à M. Khalifa Sall; et je défie quiconque, aucune restriction n’a été apportée sur les conditions de détention du détenu Khalifa SALL ».

Cette mesure décriée par les militants du détenu le plus célèbre de Rebeuss avait fait sortir de leurs gonds certains membres de la société civile dont Seydi Gassama d’Amnesty international.

Le directeur exécutif de la section sénégalaise de cet organisation de défense des droits de l’homme avait dénoncé cette mesure en la qualifiant d’ « injustifiée, abusive et discriminatoire» à l’encontre du responsable socialiste. Il s’y ajoute que cette décision du juge des peines qui a suscité moult désapprobations avait fini de plomber le dialogue politique annoncé par le président de la République pour apaiser la tension politico-sociale.

Ce dernier, après la publication des résultats de l’élection présidentielle qui le déclarait vainqueur à hauteur de 58,26 % des suffrages, avait tendu la main à l’opposition pour un dialogue afin de transcender certaines contingences politiques.

D’ailleurs Me Moussa Sarr, l’un des portes parole du parti socialiste (Ps) avait jugé cette décision parfaitement légale du point de vue du droit, seulement l’avocat au barreau de Dakar s’est interrogé sur l’opportunité et la pertinence d’une telle mesure. «

Ce que je constate et qui me parait incompréhensible, c’est pourquoi ils ne l’ont pas fait depuis longtemps ? Pourquoi, il l’a fait uniquement pour Khalifa Sall et non les autres détenus ? Pourquoi au moment où on parle de dialogue politique d’apaisement, on prend une telle mesure ? », s’est-il défendu dans une interview.

Pour rappel, dans une correspondance datée du 11 février dernier, le coordonnateur des juges de l’Application des peines avait informé que « certains changements ont été apportés dans la procédure de délivrance d’un permis de visite à Khalifa Sall ».

Dans le document, le juge indiquait : « tout demandeur doit faire une demande, préciser l’objet de la visite » et « se présenter physiquement »

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