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Des sanctions contre un chef d’État, c’est une mesure qui franchirait une limite, ce serait équivalent à une rupture des relations déclare Dmitri Peskov

Des sanctions contre un chef d’État, c’est une mesure qui franchirait une limite, ce serait équivalent à une rupture des relations déclare Dmitri Peskov

L’adoption de sanctions américaines contre le président russe Vladimir Poutine en cas d’agression de l’Ukraine «franchirait une limite», a dénoncé jeudi 13 janvier le Kremlin après la présentation d’un projet en ce sens.

«Des sanctions contre un chef d’État, c’est une mesure qui franchirait une limite, ce serait équivalent à une rupture des relations», a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Il a noté que la proposition des sénateurs démocrates américains «ne facilite pas l’établissement d’une atmosphère constructive pour les pourparlers» russo-occidentaux en cours cette semaine sur une désescalade des tensions autour de l’Ukraine.

Pourparlers entre l’Otan et la Russie
Des sénateurs démocrates américains de haut rang ont dévoilé mercredi un nouveau projet de sanctions qui vise à punir Vladimir Poutine et à apporter une aide financière à Kiev, en cas d’une invasion de l’Ukraine par la Russie.

La loi intitulée «Défendre la souveraineté de l’Ukraine», prévoit des sanctions contre le président russe, le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, des hauts responsables militaires et plusieurs entités du secteur bancaire russe.

L’annonce de ce projet de sanctions «extrêmement négatif» selon le Kremlin est intervenue à la veille d’une réunion à Vienne du Conseil permanent de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la troisième et dernière séquence d’un ballet diplomatique intense visant à désamorcer le risque d’un conflit en Ukraine.

Lundi, des discussions tendues ont réuni à Genève les vice-ministres américaine et russe des Affaires étrangères, Wendy Sherman et Sergueï Riabkov. Mercredi, l’Otan et Moscou ont tenu des pourparlers à Bruxelles, en faisant à leur issue le constat de leurs profondes «divergences» sur la sécurité en Europe.

«Nous aimerions espérer toutefois que le bon sens l’emportera», a ajouté Dmitri Peskov, en soulignant que la Russie n’«a jamais manqué» et «ne manquera pas de volonté politique pour poursuivre un dialogue».

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