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Dernier quinquennat  sous le signe du progrès économique et social: Ces raisons qui militent pour un gouvernement de technocrates

Dernier quinquennat sous le signe du progrès économique et social: Ces raisons qui militent pour un gouvernement de technocrates

A l’issue du scrutin du 24 février der- nier, Macky Sall a rempilé dès le premier tour avec un bon score de 58,27% des suffrages exprimés malgré quelques manques de « fair play » démocratique.

Son second et dernier mandat, il doit impérativement le placer sous le signe du progrès économique et social pour le bien-être des Sénégalais dont la majorité écrasante vit dans une pauvreté endémique et mortelle.

Donc pour voler au secours de cette population mourante, le président Macky Sall est appelé à former un gouvernement composé en majorité de technocrates moulés dans l’éthique républicaine, l’abnégation et le travail. Et surtout d’éviter une dualité politique au sommet de l’Etat en vue de son éventuelle et lointaine succession. Comme c’est le temps des spéculations, eh bien spéculons !

Candidat à sa propre succession, le président Macky Sall a été réélu pour un second et dernier mandat avec un score de 58,27 % synonyme de victoire sans appel, ni recours. Cette victoire honorable, mais dépourvue de « fair play » démocratique, le président de la République devrait en faire, sans doute, un baroud d’honneur au grand bonheur du peuple sénégalais. Un peuple en manque d’enthousiasme et de joie de vivre du fait de la précarité et l’inégalité sociale dans lesquelles il est plongé. Et surtout dans un pays où la vie coûte trop cher comme le Sénégal !

Voler au secours des Sénégalais devra passer par un gouvernement constitué en majorité de technocrates et qui devrait être formé probablement au soir du 04 avril marquant les festivités de notre accession à la souveraineté internationale afin d’éviter tout dysfonctionnement organisationnel ou protocolaire dans l’organisation de cette fête.

Il est permis de penser que le prochain gouvernement va avoir une ossature de technocrates puisqu’il n’y a pas péril « politique » à présent que le président Macky Sall a atteint son objectif de deuxième mandat. Donc rien ne doit plus plonger le Sénégal dans une campagne politique et électorale permanente. Car toute autre option en dehors d’un gouvernement majoritairement technique pourrait favoriser une dualité politique au sommet de l’Etat.

Un haut responsable de l’APR nous conforte et laisse présager un nouveau gouvernement dans ce sens. «Bien que je ne sois pas dans les secrets du président de la République, je pense qu’un gouvernement composé en majorité de technocrates devrait répondre à l’attente des Sénégalais qui en ont marre de leurs politiciens.

En tout cas, ministres politiciens et ministres alliés sous la bannière de Benno ont atteint leur objectif de réélire politiquement leur candidat Macky Sall, maintenant place aux techniciens pour les grands défis économiques et sociaux ! Et le président a tout à gagner en mettant en place une formation de technocrates » estime ce membre très influent du régime apériste.

Un poids lourd qui alerte son mentor sur les éventuelles luttes fratricides de succession qui découleront d’un gouvernement de politiciens dans un régime finissant. « Dans tous les pays aux régimes finissants, beaucoup de ministres-politiciens profitent de leurs fonctions pour élargir leurs bases politiques tout en se positionnant pour la succession du président ne pouvant plus se représenter.

Par conséquent, tout occupés à gérer leurs ambitions présidentielles, ils seront loin de servir le pays. Et je prends à témoin votre journal « Le Témoin », à quelques deux ans de fin de mandat du président Macky Sall, vous verrez des ministres insoupçonnés quitter volontairement le navire « APR » comme des rats pour prendre leur destin politique en main.

Dans le pire des cas, ces ministres-là vont provoquer le président de la République dans l’espoir de se faire limoger » jure notre observateur averti. « Que ça soit des ministres « aperistes » ou provenant des partis alliés dans Benno, dès lors que le président Macky Sall a été réélu pour un dernier mandat, les ambitions longtemps tues se révèlent au grand jour. Et nombreux sont ceux qui sont pressés de le chasser du Palais » analyse froidement notre interlocuteur.

La loyauté toujours en bandoulière !
Il est vrai que tout le monde s’accorde à reconnaitre qu’il existe des ministres, membres de l’APR ou de BBY qui sont déjà au pied du trône. Avec l’air de ne pas y toucher, ils font mieux qu’y penser. Comme quoi, ils se tiennent prêts pour la succession, le moment venu ! Pourtant, défier le président en pariant sur son second et dernier mandat, c’est prendre le risque de payer un prix politiquement fort élevé.

Toujours est-il que nous sommes convaincus qu’il existe encore des ministres et responsables politiques dont la loyauté, la fidélité et l’abnégation ne souffrent d’aucun doute à l’endroit du président Macky Sall. D’ailleurs, deux responsables de la mouvance présidentielle interrogés, rejettent l’option « technocratique » vers laquelle les « brutes » et les méchants veulent orienter le président Macky Sall pour faire chasser les politiciens du gouvernement.

« Ces soi-disant technocrates font semblant d’oublier que les politiciens sont les dépositaires de l’action du chef de l’Etat sur le terrain c’est-à-dire auprès de la population. Et c’est nous politiciens qui rendons visibles les réalisations du président de la République. Pour dire que si certains estiment que le président Sall n’aura plus besoin de gouvernement politique pour un quinquennat sans enjeu électoral, ils se trompent ! Car l’homme politique reste et demeure toujours une référence incontournable dans une République » argumente ce haut responsable politique de la mouvance présidentielle.

Faut-il chasser les politiciens ?
La chasse aux politiciens ? Des jugements superficiels aux yeux d’un haut responsable étatique qui, dans son recadrage, soutient que l’intervention ou l’entrée de technocrates dans un gouvernement de fin de mandat n’a pas pour résultat d’expulser la politique de la conduite des affaires publiques. Ou alors d’annuler la politique par la technique. Mais ajoute-t-il, ce serait une volonté de « dépolitiser » les grands problèmes de la vie quotidienne des Sénégalais afin de les résoudre par des activités stratégiques et des mesures prioritaires.

« Les fonds politiques que distribuent des responsables politiques ne profitent qu’à une certaine clientèle politique de proximité. Et les masses populaires sont toujours laissées en rade et condamnées à une vie éternellement laborieuse… » se désole un député APR dans le sens d’encourager le président de la République à opter pour un gouvernement à majorité de technocrates exclusivement au service du peuple sénégalais. Et non pour les beaux yeux d’une communauté de militants.

Un pays de brillants technocrates aux compétences multidisciplinaires
Il est vrai que le Sénégal regorge de technocrates brillants et chevronnés aux compétences multidisciplinaires. Donc, le président Macky Sall n’aura pas un problème de casting pour former un gouvernement à base technocratique capable de relever les grands défis socio-économiques qui se posent à notre pays. A ce niveau, nous imaginons certains dire que le technocrate a la réputation d’être sourd et muet. Et surtout quand il s’agit de mettre en œuvre des décisions à coloration politique.

Beaucoup de nos compatriotes estiment qu’il faudrait un gouvernement d’experts pour que cette émergence sociale et économique tant désirée soit en réalité au bout de ces cinq prochaines années. Pour que, aussi, le futur gouvernement puisse mettre en œuvre les promesses électorales du président Macky Sall devant principalement aboutir à un bien- être des Sénégalais dont la majorité écrasante vit dans la pauvreté et le chômage.

Et surtout de ramener le Sénégal dans le classement des pays les moins chers au monde où les denrées de première nécessité comme le riz, l’huile, le lait et le sucre soient à la portée des familles.

Il faudra surtout que ces ministres-technocrates tant réclamés puissent conduire les changements véritables au profit des Sénégalais dès lors les partenaires financiers avaient alloué à l’Etat des fonds estimés à 7.356 milliards cfa dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (Pse). Sans oublier l’exploitation du pétrole et gaz qui va commencer en cours de mandat.

Autant de raisons qui militent pour gouvernement à ossature technocratique. Et si, comme on le dit, le président de la République envisage de réduire la taille de son gouvernement et de supprimer bon nombre d’agences et de directions nationales budgétivores dont les responsables à la casquette politique auraient procédé à des pillages financiers, alors on pourra dire incontestablement qu’il aura commencé son second mandat sous de très heureux auspices. Mais enfin, attendons le 04 ou le 05 avril prochain pour être édifiés !

Pape Ndiaye

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