Dakar-Echo

Depigmentation de la peau au Sénégal

Qu’est-ce qui est arrivé aux Sénégalaises ? Si l’on pose la question, c’est bien parce que la dépigmentation ou plus exactement le “xeesal” semble être une mode, tellement le nombre de Sénégalaises qui s’y adonnent est de plus en plus important.

En effet, du “teint marron”, l’on est vite tenté par un “teint rouge” qui vise à éliminer toute trace de noirceur au point de ressembler aux femmes blanches voire arabes.

Un phénomène d’autant plus bizarre, c’est cette nouvelle pratique des femmes qui utilisent les produits avec de l’hydroquinone pour éliminer les traces de noirceur tenaces au niveau de leurs pieds.

A partir de ce moment, on ne peut manquer de se demander si ces femmes connaissent bien les risques liés au fait d’éliminer la mélanine, cette substance qui permet de protéger la peau des noirs contre le soleil.

Une pratique avec son cortège de risques de cancer de la peau, de gale sans parler de cette vague odeur de poisson qu’elle génère. 

Publicité: Ministère de la Santé
La question est dès lors de se demander si le gouvernement, via le ministère de la Santé, ne devrait pas sévir d’autant plus que la publicité sur les produits de dépigmentation se fait de plus en plus sur les chaînes de télévision et sur les affiches dans les rues de Dakar et sa Banlieue.

Et celles-ci ont tous en commun de faire référence au “white” pour dire “blanc”. L’on se souvient de cette campagne “xees pecc” qui a avait soulevé un tollé puisqu’il faisait l’apologie de la “clarté” de la peau via la dépigmentation et qui avait d’ailleurs connu une contre campagne “gnuul kukk” qui vantait la noirceur.

Il est en effet de la responsabilité du ministère de la Santé d’intervenir puisque toutes ces victimes de la dépigmentation, ont recours à l’hôpital public financé par l’argent du contribuable, lorsque leurs pratiques se compliquent au point de provoquer des maladies de la peau, tels que le cancer de la peau et autres.

Avec EnquêtePlus

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