Dakar-Echo

Dans les coulisses du «grand bal» de Youssou N’Dour à Bercy

Dans les coulisses du «grand bal» de Youssou N’Dour à Bercy

Nous avons assisté aux répétitions du célèbre musicien.

« Paris sera africain ce week-end, on prend le pouvoir ». Youssou N’Dour est en grande forme. A 48 heures de son Bercy qui affiche complet ce samedi, l’artiste aux 30 ans de carrière répète « sereinement ».

Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le patron. Dans les sous-sols d’un studio réputé à Montrouge (Hauts-de-Seine), le roi du Mbalax (un style de musique sénégalaise) se concentre, petites fiches à la main. L’ambiance y est studieuse et le son puissant. A 58 ans, il sautille comme un cabri et sa voix s’offre des envolées magistrales.

« Cela fait un mois que nous vivons ensemble avec les musiciens, à essayer de répéter, à discuter, à échanger. Il y a une confiance mais un spectacle, on ne sait jamais ce qu’il va se passer, c’est la jonction entre le public et nous », nous raconte-t-il lors d’une courte pause. Trois claviers, une batterie, trois percussionnistes, un bassiste, deux guitares et un saxo accompagnent Youssou N’Dour.

Sur la scène de Bercy, il promet un « grand bal » et des invités surprises
L’ancien ministre n’a pas quitté son costume mais il excelle dans son premier rôle : celui de l’artiste qui, grâce à « Seven second », son tube mondial avec Neneh Cherry, a ouvert les portes du monde entier à la « world music ».

Cette fois c’est son nouvel album, « Africa Rek » que Youssou N’Dour va présenter à son public. Sorti il y a un an, ce nouvel opus, peut-être un des plus aboutis, vient de s’offrir une réédition avec quelques titres en plus. Quelques-uns des artistes les plus cotés du Sénégal seront présents.

Dans les coulisses du grand bal de Youssou N’Dour

La liste des invités se veut ultra-secrète… même si lors d’une précédente interview chez nos confrères de « Couleurs tropicales » de RFI, il a assuré avoir invité les Diabaté, père et fils, virtuoses maliens de la kora. Un Bercy forcément est un événement.

Depuis des semaines, la presse et la télévision sénégalaise en parlent tous les jours. Pour l’occasion, ils sont même nombreux à quitter le soleil « du pays de la teranga » pour la grisaille et le froid parisien. Et le jeu en vaut la chandelle, car des mots propres du boss, « ce n’est pas un concert standard, le grand bal c’est une autre affaire. C’est au minimum 2 heures et demie. Cela part des shows que l’on faisait dans notre club à Dakar où l’ambiance était extraordinaire. On a voulu recréer cela ! »

Marie Poussel avec Le Parisien

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Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
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