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Concert des Touré Kunda à l’institut français LS Senghor: sous un air nostalgique

Concert des Touré Kunda à l’institut français LS Senghor: sous un air nostalgique

Les Touré Kunda, les pères de la world music, ont animé samedi soir un concert au Théâtre de verdure Gilles Obringer de l’Institut Français Léopold Sédar Senghor. Ce qui a permis aux deux fils de la Casamance de renouer avec le public sénégalais.

Tou- jours avec la même verve mais moins remuants, la vieille formation familiale a assuré un beau spectacle en présence de nombreux fans encore sous le charme quarante ans après les débuts des frangins de la grande famille des Eléphants.

Il est évident que le poids de l’âge a une certaine emprise sur les déplacements des deux frangins. N’empêche, les frères sont toujours passionnés et comblent cet aspect par un bel engagement.

Vêtus très simplement d’une chemise en lin de couleur blanche, ils ont débuté le show juste à 21 heures. Soutenus par un orchestre composé d’un bassiste, d’un soliste, d’un claviste, d’un batteur et d’un étonnant français joueur de Djembé et de tama, ce cocktail explosif ne pouvait laisser insensible le public.

Après avoir joué deux titres de leur dernier album Lambi Golo, ils ont ouvert une page consacrée à des pots-pourris vieux de plus de deux décennies. C’est ainsi que des morceaux comme « Bawounane », »Wett », et »Natalia » entres autres ont été revisités au grand bonheur du public composé en majorité d’expatriés.

La choriste et danseuse Fatou Dieng était obligée de se déployer pour mettre un peu d’ambiance sur la scène face aux frères un peu statiques.

Autant Sixu Tidiane s’efforçait à bouger timidement et à effectuer quelques timides pas de danse autant Ismaël était statique et paraissait vraiment fatigué. Mais cela n’a en rien altéré le charme de la prestation des deux frères.

Après moins d’une heure de spectacle, ils ont décidé de prendre congé du public et un rappel s’en est suivi. Occasion pour les deux frangins de rejouer avec entrain les titres « Salia » et l’inusable « Emma » pratiquement chanté en chœur avec un public visiblement aux anges.

C’est au cours de ce retour que le joueur de Djembé et de Tama, Nicolas, a émerveillé le public avec un intermède de plus de cinq minutes. Une prestation qui a surpris et émerveillé l’assistance qui n’en revenait pas. Il a fait presque aussi bien qu’un Assane Thiam.

Le show a aussi permis au public de découvrir la belle prestation du fils de Lamine Faye Yéyé. Ce denier qui officiait aux claviers à côté du soliste Laye Kane, a fait preuve d’une belle maestria.

Comme quoi bon sang ne saurait mentir. Au finish, après un peu plus d’une heure de show, les frères Touré Kunda ont pris congé du public. Malgré cette courte durée, l’intensité et la qualité du spectacle ont semblé satisfaire tout ce beau monde qui a massivement effectué le déplacement.

Fadel LO

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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