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Climat: accord à minima à Lima

lima-cop20Les pays négociant en vue d’un pacte multilatéral en 2015 pour limiter le réchauffement climatique ont conclu dimanche à Lima un accord sur leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a annoncé le ministre péruvien de l’Environnement Manuel Pulgar Vidal.

Deux semaines de négociations… Pour quel résultat ? Samedi soir, à 23 heures, les 190 délégués présents à la 20e Conférence de l’ONU sur le climat à Lima n’avaient toujours pas réussi à s’entendre.

Ce dimanche matin, un projet de texte, qui servira de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris sur le climat fin 2015, a été adopté. Les engagements doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70% d’ici à 2050: une nécessité absolue pour parvenir à limiter à 2°C la hausse de la température de la planète.

À la mi-journée (six heures de moins au Pérou), les tractations étaient dans l’impasse, « difficiles » selon Laurent Fabius qui a reporté son retour à Paris, les participants se révélant incapables de s’engager sur les mesures à prendre, courant 2015, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le blocage Nord-Sud
Lima devait servir de rampe de lancement au sommet sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Paris dans un an. Fin août, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, présent à Lima avec Ségolène Royal, avait fixé la feuille de route de ses ambassadeurs.

À eux de « prendre leur bâton de pèlerin pour expliquer aux autorités et aux opinions publiques que la conférence de Paris doit être un succès ». Ajoutant : « C’est certainement la tâche la plus importante que vous aurez à mener à bien dans le quinquennat. » Vu la difficulté observée à Lima pour simplement ouvrir la voie à un accord ambitieux à Paris, il faudra bien du courage aux organisateurs français…

L’objectif que s’est fixé la communauté internationale de limiter la hausse des températures de 2 °C d’ici à 2100 implique de réduire de 40 à 70 % d’ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre. Les dernières données livrées cette semaine démontrent l’urgence vitale de s’entendre sur cette question.

Dès lors, pourquoi est-il si compliqué de s’entendre sur le climat? Principal responsable : le clivage Nord-Sud.

À Lima, le but était de trouver un accord sur les contributions nationales à la lutte contre le réchauffement climatique. Les pays riches souhaitent que ces contributions soient précisément centrées sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre et qu’elles s’appuient sur des informations précises et transparentes.

L’Afrique fait front

À cela, de nombreux pays du Sud – surtout le groupe Afrique, les petits États insulaires, l’Arabie saoudite, les Philippines – répliquent qu’ils n’acceptent de s’engager sur les réductions qu’en échange de garanties financières pour y parvenir. « Il sera difficile d’accepter des contributions sans mention des financements », a ainsi déclaré le représentant du Soudan, au nom du groupe Afrique.

Le Brésil, le Mexique, la Chine (premier émetteur de gaz à effet de serre) exigent d’en savoir plus sur la manière dont les 100 milliards de dollars d’aide annuelle prévus en 2020 seront réunis.

À ce jour, seuls 10 milliards ont été débloqués. Pour Harjeet Singh, de l’ONG ActionAid International, « les pays riches manquent à leurs obligations, même s’ils font des tout petits pas dans la bonne direction ».

En attendant, dans son rapport publié mercredi 3 décembre, l’Organisation météorologique mondiale a estimé que l’année 2014 sera « l’une des plus chaudes, sinon la plus chaude » jamais enregistrée. Y compris en France. 

Cérémonie de clôture du sommet mondial des écovillages, dimanche à Dakar

La cérémonie de clôture du premier sommet mondial des écovillages aura lieu dimanche à 17h, à l’hôtel Océan, à Yoff (Dakar), selon un communiqué des organisateurs.

Elle se tiendra en présence de Youssou Ndour, ministre-conseiller du président Macky Sall, du directeur de cabinet et du secrétaire général du ministère sénégalais de l’Environnement et du Développement durable.

Selon le communiqué, environ 400 délégués représentant les quelque 17 mille écovillages recensés dans le monde ont participé au sommet mondial des écovillages.

A cette rencontre ouverte jeudi à Dakar ont participé des experts en énergie solaire et en agriculture biologique, mais aussi des acteurs culturels, signalent les organisateurs.

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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