Dakar-Echo

Clédor Ly, «la plaidoirie, c’est le bras armé du pouvoir pour exécuter un ancien président de la république et sa famille

Maitre-Cledor-Cire-Ly«Aujourd’hui, ceux qui ont assisté au débat ont bien compris. Chacun s’adosse sur d’autres. La plus part des plaidoiries renvoient aux réquisitions du ministère public pour apporter des preuves. Ensuite, c’est des éloges mutuels, puis des injures à l’endroit des avocats de la défense et du public. Cela est dégradant et c’est triste pour la justice. Je pense que la justice est loin d’être honorée.

Nous, dès le départ, nous avons eu à expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un procès qui s’organisait, mais qu’il s’agissait d’exécution d’une personne, Karim Wade. Vous avez tous pu voire et entendre aujourd’hui, que tous les avocats qui sont passés n’ont pas eu de réserves pour dire que Karim Wade n’apparait nulle part. Comme preuves, ils disent qu’il est difficile de prouver qu’il est impliqué et que c’est de la dissimilation.

Va-t-on condamner quelqu’un pour cela, sur des déclarations pareilles? Nous avons, dés le départ, dit que les tenants du pouvoir poursuivent Karim Wade pour des raisons subjectives et pour l’empêcher d’être un challenger. Vous allez entendre le ministère public et vous verrez dans ses réquisitions d’où il va atterrir. Ce sera essayer d’empêcher que Karim Wade puisse se présenter aux élections.

Je tiens à préciser que je suis venu en tant que simple citoyen et non comme avocat de Karim Wade. Aujourd’hui, ce qui m’a intéressé c’est ce que l’on pouvait encore apporter dans ce procès. Donc c’était pour écouter les avocats de l’Etat, qui n’avaient pas leur place ici, mais a qui on a donné la parole, pour savoir ce qu’ils allaient nous servir comme plat. J’ai été déçu.

Mais il y a quelque chose qui est passé inaperçu. J’ai compris que ce n’est pas seulement Karim Wade qui est préoccupé. Son père est également visé. Parce qu’il m’a semblé entendre qu’on a demandé qu’on confisque la maison familiale de Kébémer, tout comme la maison du président à Touba. Donc, en vérité, on veut ruiner un ancien président de la République.

Si cela n’est pas de la vengeance personnelle, c’est quoi alors? Si ce n’est pas qu’on poursuit un objectif qui est d’humilier quelqu’un avec lequel on a eu un passé, si ce n’est utiliser la justice comme un bras armé.

Je prends mes responsabilités. Ce qu’il y a ici ce n’est pas de la justice. Ce qu’il y a ici, cela n’a rien à voire avec un procès. C’est le bras armé du pouvoir qui est entrain d’être utiliser pour exécuter une ancien président la République et sa famille».

Jean Michel DIATTA

Jean Louis Verdier- Bloggeur- Rédacteur en chef Digital -Paris
E-mail: dakarecho@gmail.com Tél (+00) 33 7 51 10 29 13

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