Dakar-Echo

Chut ! secret, on vole !

Chut ! secret, on vole !

Quand ils veulent voler, ils recouvrent leurs rapines du sceau du « secret ». Il suffit de les estampiller « secret », « secret-défense » ou « confidentiel » et le tour est joué !

S’ils ne parlent pas d’ « obligations de réserve » et autres mots du genre pour nous impressionnent, nous autres pauvres cloches !

Pour, donc, soutirer 12,8 milliards à notre pauvre électricien national — la Senelec pour ne pas la nommer — sous la forme d’un marché de gré à gré, refiler ce juteux marché aux Israéliens de Powercom, comme le révèlent nos excellents confrères de Libération, ils ont dit que le marché relevait du « secret ».

Histoire de clouer le bec à l’ARMP qui se montrait trop fouineuse.

Le ministre secrétaire général de la Présidence de la République a fait une lettre pour recouvrir la transaction scandaleuse du sceau du secret.

Circulez, il n’y a rien à voir. C’est sans doute la première fois au monde que de vulgaires compteurs électriques sont considérés comme relevant du secret défense voire du secret d’Etat !

Avec le sceau du secret, donc, des compteurs qui peuvent être parfaitement fabriqués par la société Akilee — filiale à 34 % de la Senelec ! — ont été refilés à des Israéliens qui ne disposent même pas d’une cantine à Dakar.

Là où Akilee, en plus de maîtriser la technologie de fabrication des compteurs « intelligents » autant sinon mieux que des Israéliens, avait recruté en plus quelques-unes des meilleures compétences sénégalaises de la diaspora et les avait fait rentrer au pays.

Mais puisque les Sénégalais ça parle beaucoup et qu’il est dangereux de « dealer » avec eux, mieux vaut traiter avec les Yéhoud !

Entre les 200 milliards de gré à gré du marché d’approvisionnement de la Sar (dont l’Etat est le principal actionnaire), les quelque 60 milliards que Baba Diao Itoc réclame à la Senelec, ces 12, 8 milliards pour l’acquisition de compteurs israéliens, les sociétés nationales ou à participation de l’Etat sont assurément des vaches non pas laitières mais financières pour certains.

En plus de ces surfacturations et autres magouilles de leurs dirigeants, elles sont subventionnées par l’Etat, donc le contribuable.

Qui se retrouve ensuite — mais ce n’est pas étonnant — à payer l’essence et le courant les plus chers du monde ! Et ça, ce n’est pas « secret »…

Articles similaires

Laisser un commentaire