Dakar-Echo

Ces zones d’ombres dans l’attribution provisoire du marché à SUEZ

Ces zones d’ombres dans l’attribution provisoire du marché à SUEZ

Contrat d’affermage du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Sénégal pour les quinze prochaines années

La Fédération Sénégalaise des Associations de consommateurs (FESAC), déclare constater «certaines zones d’ombres» dans le processus d’attribution provisoire du marché d’affermage du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Groupe Suez «qui n’a pas été le moins disant en terme d’offre financière».

La FESAC prévient que ses écueils, s’ils ne sont pas clarifiés par des voix autorisées pourraient entamer sérieusement la «transparence de la procédure d’attribution provisoire qui a pris un temps anormalement long.»

L ’attribution provisoire du marché d’affermage de l’hydraulique urbaine au Sénégal, pour les quinze prochaines années, retient toujours l’attention des associations consuméristes.

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, hier mardi, le bureau exécutif de la Fédération Sénégalaise des Associations de consommateurs (FESAC), relève «certaines zones d’ombres» qui méritent des éclairages des autorités.

«Après avoir suivi par la presse et certaines déclarations officielles le processus d’attribution provisoire du marché d’affermage au Suez groupe qui n’a pas été le moins disant en terme d’offre financière, a constaté certaines zones d’ombres qui, si elles ne sont pas clarifiées par des voix autorisées pourraient remettre sérieusement en question la transparence de la procédure d’attribution provisoire qui a pris un temps anormalement long.»

La FESAC résume «ces zones d’ombres à clarifier» à sept (7). Il s’agit d’abord de «la durée anormalement longue du processus si on considère qu’à partir du mois de juillet 2018, le nouveau fermier aurait du être identifié afin que toutes les dispositions soient prises pour démarrer ses activités à partir du 1er janvier 2019.»

Ensuite il y a «l’attribution provisoire du marché à un soumissionnaire autre que le moins disant étant entendu, d’après notre compréhension, que la procédure s’est déroulée en deux phases: une 1ère phase de présélection basée sur les capacités techniques des soumissionnaires au terme de laquelle les 03 soumissionnaires ont été retenus; et une 2ème phase pour retenir parmi ces 03 soumissionnaires l’offre financière la plus basse.

Le cas échéant, la SDE aurait du être retenu au lieu du groupe SUEZ.» S’y ajoute que «compte tenu du délai forcément court qui pourrait séparer la date d’attribution définitive du marché et celle du fin du contrat en cour (31 décembre 2018), les consommateurs sont anxieux et préoccupés par le déroulement de la transition qui pourrait compromettre très sérieusement la continuité du service public de l’hydraulique urbaine.»

Puis, «compte tenu de la situation actuelle, les consommateurs s’inquiètent à propos du prix du mètre cube d’eau et voudraient être rassurés que quel que soit le prix conclu entre le fermier et l’Etat du Sénégal et en attendant une baisse éventuelle envisagée, le prix actuel du mètre cube d’eau au consommateur ne connaîtra pas de hausse.»

POUR DES ECLAIRAGES SUR LA PART DES NATIONAUX DANS LE CAPITAL DU NOUVEAU FERMIER

En outre, la FESAC se dit «préoccupée par les mesures à envisager pour pérenniser les acquis et augmenter les investissements sur le patrimoine afin d’assurer, d’une manière permanente, une production de la ressource à même de couvrir la demande toujours croissante des populations en eau du fait de la pression démographique et de l’aspiration permanente des consommateurs au mieux être.»

Suffisant pour que la FESAC «sollicite des éclairages de l’autorité contractant sur la géographie du capital du nouveau fermier notamment la part des nationaux que sont : l’Etat, le secteur privé sénégalais et les travailleurs de la société adjudicataire du marché.»

Non sans souligner, en fin, qu’elle «n’a aucune indication officielle sur la prise en charge de la dimension sociale du problème qui nous préoccupe et souhaiterait être édifiée sur le sort des travailleurs de la SDE en cas de changement du fermier.»

Par ailleurs, la FESAC relève, «avec beaucoup de satisfaction, la qualité de la collaboration empreinte de sincérité, de loyauté, et d’ouverture qui a toujours présidé aux relations fécondes entre les acteurs du sous secteur et particulièrement la SDE et ses dirigeants et le mouvement consumériste dans son ensemble dans l’intérêt exclusif des consommateurs.»

Cependant, elle n’a pas manqué de réaffirmer «solennellement sa position équidistante entre toutes les parties prenantes dans ce dossier ; sa seule préoccupation est de préserver l’intérêt exclusif des consommateurs, donc du peuple sénégalais.»

Et la source de noter que la procédure d’appel d’offres pour l’affermage du sous-secteur de l’hydraulique urbaine entre dans le cadre global de la réforme de 2ème génération du secteur de l’hydraulique.

Toutefois, s’agissant de cette réforme, la FESAC «regrette et dénonce avec vigueur la non implication du mouvement consumériste dans sa conception et sa mise en œuvre, en violation flagrante de la résolution N°39- 248 du 19 avril 1985 de l’Assemblée générale des Nations Unies relative aux Principes Directeurs pour la Protection du Consommateur.»

Ibrahima DIALLO

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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