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Ce que deviennent les enfants des couples divorcés

Ce que deviennent les enfants des couples divorcés

couple_divorcesL’Insee dévoile mercredi 4 février une étude sur ce que deviennent des enfants de divorcés. Près d’un mariage français sur deux s’est conclu par une séparation en 2013.

Dans une étude publiée mercredi 4 février, l’Insee revient sur les enfants issus des couples divorcés au cours de l’année 2009. Deux tiers de ces divorces ont concerné au moins un mineur. Si l’on comptabilise divorces et ruptures de Pacs, ce sont ainsi près de 160 000 enfants et adolescents qui ont vécu la séparation de leurs parents.

DES ENFANTS QUI RÉSIDENT MAJORITAIREMENT CHEZ LA MÈRE
Concernant la garde des enfants après le divorce, deux éléments marquants. Le premier est la persistance de la garde exclusive des mères, qui concerne 76 % des enfants. Une prédominance qui s’explique par le jeune âge des mineurs – 9 ans en moyenne – au moment des divorces.

Le second est la place de la garde alternée. Le recours à cette solution a doublé depuis 2003, mais elle ne concerne que 15 % des enfants.

Ce chiffre cache toutefois de très grandes disparités. Tout d’abord, la résidence alternée touche moins les adolescents, qui peuvent dire chez lequel de leurs parents ils préfèrent vivre et qui privilégient souvent le logement le plus près de leur collège ou lycée.

Ensuite, elle est beaucoup plus pratiquée chez les couples aisés. Une différence qui s’explique entre autres par l’obligation qu’a chaque parent de disposer d’un logement assez vaste pour accueillir ses enfants. Ainsi, alors que ce mode de garde ne concerne que 5 % des divorces chez les couples les plus modestes, il touche 25 % des mères dont les revenus s’élèvent à 29 000 € par an.

UNE DISPARITÉ TERRITORIALE
La garde alternée est également marquée par de fortes disparités territoriales : selon les départements, le taux d’enfants concernés va de un sur cinq à moins de un sur dix. Un phénomène qui a plusieurs causes, du poids culturel en passant par les pratiques des tribunaux et l’état du marché immobilier.

DES LOGEMENTS MOINS SPACIEUX
L’impact du divorce est également matériel. L’Insee observe qu’après la séparation, les enfants vivent dans des maisons ou des appartements plus petits. Une diminution qui en moyenne est de l’ordre de 15 m2 par rapport à l’habitat initial, mais qui peut aller jusqu’à 37 m2 dans le cas d’une mère seule, dont les revenus sont en général moins importants que ceux de son ex-époux.

DES PENSIONS ALIMENTAIRES TRÈS VARIABLES
Dernier élément étudié par l’Insee : la pension alimentaire. 15 % des pères et 60 % des mères ayant la garde exclusive la perçoivent.

Là encore, c’est la diversité qui est la règle. Si son montant médian (50 % des personnes touchent plus, 50 % touchent moins – NDLR) s’établit à 150 euros (98.400 FCFA) par mois et par enfant, il varie très largement en fonction du salaire des parents et de la taille de la fratrie, pouvant aller de moins de 50 (32.800 FCFA à… 800 euros (525.000 FCFA).

SIMON FONTVIEILLE

Jean Louis Verdier – Rédacteur en Chef Digital – Paris- Dubaï – China
dakarecho@gmail.com – Tél (+00) 33 6 17 86 36 34

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